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Québec 2018

Lisée confirme la candidature de Diane Lavallée dans Taschereau

Marc-André Gagnon | Journal de Québec

MARC-ANDRÉ GAGNON/JOURNAL DE QUÉBEC

Même si les libéraux ont failli l’emporter la dernière fois dans Taschereau, c’est surtout à la CAQ que le chef péquiste Jean-François Lisée s'est attaqué en confirmant la candidature de Diane Lavallée pour succéder à Agnès Maltais.

En point de presse à la place de l'Université-du-Québec, au cœur du quartier Saint-Roch, le chef du Parti québécois a salué le parcours de Mme Lavallée, qui a notamment présidé la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec et le Conseil du statut de la femme, dans les années 90, avant de devenir curatrice publique et haute fonctionnaire, au cours des années 2000.

«Il fallait trouver quelqu’un qui avait l’envergure, la prestance, la volonté, (et) le cœur de bien succéder à une femme de la taille d’Agnès Maltais», a dit M. Lisée.

«Dans notre équipe renouvelée qu’on présente aux Québécois pour le 1er octobre – il y a plusieurs autres annonces qui s’en viennent – Diane Lavallée fait partie du peloton de tête», a-t-il signalé.

Le chef péquiste en a profité pour souligner la valeur de ceux qui, comme Mme Lavallée, acceptent de joindre son parti plutôt que de faire comme « les opportunistes » qui optent pour l’équipe qui a «les meilleurs sondages».

Les caquistes, des opportunistes?

Ceux qui se présentent pour la CAQ seraient donc tous des opportunistes? «Je ne le laisse pas entendre, mais je pose la question, a précisé M. Lisée. À voir le nombre de libéraux qui sont maintenant candidats caquistes, qui disent: "il y a quelques mois, j’étais membre du Parti libéral, il y a quelques mois j’ai donné au Parti libéral", a répondu M. Lisée. Certains d’entre eux disent : " il y a quelques mois, j’ai même contacté le Parti libéral pour être candidat."»

Après cette allusion à peine voilée à Svetlana Solomykina, qui avant d’être candidate pour la CAQ dans Taschereau, a été une membre active du PLQ, en plus de songer à la possibilité de se présenter sous la bannière libérale, M. Lisée a fait valoir que c’est par «conviction» que des gens comme Mme Lavallée se présentent pour le Parti québécois.

Au PQ par «conviction»

«Les gens qui se joignent à notre équipe, ils ne viennent pas par opportunisme, a dit le chef péquiste. Ils viennent pour se battre pour les Québécois, pour des valeurs, pour des propositions. Moi, je pense que c’est un grand atout, parce que les gens voient la course aux sièges qui se fait à la CAQ.»

«Ce que j’ai ici à proposer, c’est ce que je suis depuis les 30 dernières années, a ajouté à son tour Mme Lavallée. [...] Moi, je ne choisis pas en fonction des sondages, mais en fonction de mes convictions, ce qui est ma marque de commerce d’ailleurs.»

Lors du scrutin de 2014, la députée péquiste Agnès Maltais, qui a annoncé son retrait après 20 ans de politique provinciale, a été réélue avec 451 voix d’avance seulement sur son plus proche rival libéral, Florent Tanlet, qui est à nouveau sur les rangs cette année.

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