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Période de recueillement

Louiseville ramène la «prière» au conseil avec l’hymne national du Canada

Louis Cloutier | TVA Nouvelles

Le maire de Louiseville, Yvon Deshaies, a trouvé une façon astucieuse de meubler la période de recueillement au début des séances du conseil tout en respectant l'interdiction de faire une prière.

Yvon Deshaies a choisi de tout simplement réciter des extraits de l'hymne national du Canada comportant des références à la religion catholique et à Dieu.

Voyez son entrevue à Denis Lévesque dans les vidéos ci-dessous (2 parties)

Le passage «[...] Car ton bras...sait porter la croix» fait partie du texte.

On a aussi traduit une phrase de la version bilingue de l'hymne national qui devient «Que Dieu protège notre pays, sa gloire et sa liberté».

«Il n'y a ni amen, ni ainsi soit-il à la fin», a souligné le maire.

Pour lui, il s'agit simplement de présenter l'hymne national comme cela se fait avant certains rassemblements ou évènements publics. «Si ce n'est pas permis, alors il faudra interdire la pratique coast to coast», a fait savoir Yvon Deshaies.

En 2015, la Cour suprême avait interdit la récitation de la prière dans les institutions publiques y voyant une violation des droits de la personne.

Louiseville a trouvé une justification historique à son geste puisque l'un des compositeurs de l'hymne avec Calixa Lavallée et Basile Routhier est Ernest Gagnon, un Louisevillois.

Michel Thibault, un opposant à la prière et aussi ex-adversaire du maire à l'élection de 2013, déplore le recours à ce qu'il qualifie de «subterfuge». Il n'est tout de même pas question pour lui de se tourner vers les tribunaux pour faire cesser cette pratique.