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Itinérance

Montréal investit 1,7 million $ de plus cette année

Sarah Daoust-Braun | Agence QMI

La Ville de Montréal versera 1,7 million $ de plus cette année pour aider une quarantaine d’organismes pour diverses initiatives touchant l’hébergement, l’inclusion et la réinsertion des personnes dans la rue.

Le directeur du Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM) Pierre Gaudreau s’est réjoui de voir la diversité des initiatives soutenues cette année, qui ont fait l’objet d’un appel à projets, dans le cadre du nouveau plan d’action sur l’itinérance, étalé sur trois ans.

«Je suis content qu’on soutienne ceux qui font du travail de rue dans le centre-ville, mais aussi dans Hochelaga, dans Côte-des-Neiges et ailleurs parce qu’il y a des besoins dans bien des quartiers », a-t-il indiqué.

Le refuge CAP Saint-Barnabé, situé dans Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, recevra par exemple au courant des prochaines semaines 80 000 $.

«Ça va nous permettre de respirer un peu», a commenté la nouvelle directrice générale Patricia Gagné, qui a rappelé que l’organisme a vécu des difficultés financières dans les dernières années. Elle espère avec ce montant offrir plus d’heures aux intervenants pour accompagner les itinérants.

Un total de 20 000 $ sera aussi octroyé à l’organisme Dopamine, qui soutient et accompagne les personnes qui consomment des drogues, et 40 000 $ à L’Anonyme, qui prévient la transmission des infections transmissibles sexuellement ou par le sang.

La Ville versera aussi 117 000 $ pour des mesures touchant les autochtones.

Plan d’action

Ce nouveau soutien de 1,7 million $, annoncé mardi, porte le financement de la Ville à 2,8 millions $ cette année dans divers projets pour aider les sans-abri.

La moitié de ce 1,7 million $ provient du plan d’action que la Ville a présenté en mars et qui a un budget de 7,8 millions $ sur trois ans.

L’autre moitié est liée à l'Entente administrative sur la gestion du Fonds québécois d'initiatives - Alliances pour la solidarité, qui a été conclue entre la métropole et le ministère du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale.