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Festival d’été de Québec

Une brigade pour surveiller le harcèlement sexuel durant les concerts

Cédric Bélanger | Journal de Québec

PHOTO D'ARCHIVES STEVENS LEBLANC

Le Festival d’été se met à l’heure du mouvement #metoo en créant sa propre brigade d’employés qui seront formés pour intervenir auprès des festivaliers victimes de harcèlement sexuel pendant les concerts.

La formation de la Brigade, une escouade d’une soixantaine de personnes facilement identifiables sur les sites de festivités par le port d’un bandana jaune sur la tête, suit la tendance initiée par d’autres grands festivals dans le monde.

L’année dernière, le Festival de jazz avait mis sur pied les Hirondelles. Un sondage mené par le Conseil des Montréalaises avait révélé que 56 % des femmes consultées avaient affirmé avoir été victimes de gestes ou paroles déplacés dans un festival.

Selon la directrice des communications du Festival d’été, Samantha McKinley, les cas de harcèlement n’ont jamais été recensés au FEQ. «On le sait qu’il y en a parce que ça nous est rapporté par la sécurité, mais c’est l’exception et non la règle. Nous n’avons pas mis la Brigade en place pour répondre à une problématique lourde.»

Dissuasif

À son avis, cette «couche de prévention» supplémentaire aura un effet dissuasif auprès des harceleurs potentiels.

«C’est vraiment de la prévention», affirme Samantha McKinley.

Les membres de la Brigade suivront une formation de Viol-Secours CALACS (Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel). En plus de venir en aide aux victimes de harcèlement, ils auront le mandat de détecter tout acte répréhensible et le signaler.

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