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Baux de Marc Bibeau et Georges Gantcheff

La SQI n’a pas fait appel à la concurrence, déplore la VG

Marc-André Gagnon

 - Agence QMI

rapport VG

Simon Clark/Agence QMI

La vérificatrice générale reproche à la Société québécoise des infrastructures (SQI) de ne pas avoir suffisamment fait appel à la concurrence lors de la conclusion de baux avec les entreprises des donateurs libéraux Marc Bibeau et Georges Gantcheff.

La vérificatrice générale Guylaine Leclerc a déposé mercredi le deuxième volet de son analyse des liens commerciaux du gouvernement avec les entreprises de M. Bibeau et Gantcheff.

Dans un premier rapport dévastateur, l’automne dernier, Mme Leclerc a révélé que l’État a perdu près de 20 millions $ dans un fiasco immobilier impliquant la vente de trois immeubles, dont deux à M. Gantcheff.

Le deuxième volet dévoilé mercredi concerne cette fois la gestion de certains baux et contrats d’aménagement conclus avec les entreprises de MM. Bibeau et Gantcheff.

La VG a recensé 15 baux entre la SQI et les entreprises de Marc Bibeau, pour une valeur annuelle de près de 2 millions $, et 11 baux impliquant les entreprises de Georges Gantcheff, pour une valeur annuelle de près de 31 millions $.

Aucune analyse financière

Près d’une fois sur deux, la VG a constaté que la SQI, lors du renouvèlement de baux avec les entreprises de Marc Bibeau et Georges Gantcheff, n’a effectué aucune analyse financière.

Quatre fois sur dix, seule une analyse «très sommaire» a été réalisée, indique la VG.

La SQI effectue aussi que très rarement des analyses de marchés pour s’assurer que le coût du loyer est raisonnable, peut-on lire dans le rapport.

Sur douze baux conclus avec les entreprises de M. Bibeau et M. Gantcheff, seulement deux analyses de marché jugées «adéquates» par la VG ont été effectuées.

Trop souvent, la SQI s’est contentée d’une seule soumission avant d’effectuer des travaux dans les immeubles dont elle est locataire.

«Le ménage a été fait au sein de la Société immobilière du Québec», a défendu en chambre le président du Conseil du trésor, Pierre Arcand.

«Il faut annuler les baux», a réclamé de son côté la députée péquiste Agnès Maltais.

«Gantcheff et Bibeau amassent les millions aux frais des contribuables, ils vivent aux frais de l’État», a-t-elle déploré.

Ententes désavantageuses

La VG s’est également penchée sur les baux conclus par la SQI avec des locateurs autres que MM. Bibeau et Gantcheff.

Un bloc complet de son rapport porte sur les renouvellements anticipés de trois baux d’importance, qui ont été conclus entre 2004 et 2006 sans suivre les procédures habituelles, ce qui a mené à la conclusion d’ententes désavantageuses pour l’État.

«Parmi les irrégularités constatées, nous avons retenu l’utilisation inadéquate de l’expertise interne, la durée des renouvellements, l’acceptation de clauses au bail défavorables pour la Société, de même qu’une information incomplète fournie aux membres du conseil d’administration», peut-on lire dans le document.

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