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Femmes arrêtées pour abandon d’enfant à Québec

Signaler les cas de négligence, c’est l’affaire de tous

TVA Nouvelles

La DPJ souhaite profiter de l’arrestation de deux femmes pour abandon d’enfants pour rappeler à la population qu’elle est en première ligne pour dénoncer les cas de négligence.

Lundi, des jumelles en bas âge abandonnées à elles-mêmes à Québec, dans l’arrondissement Charlesbourg, ont poussé une voisine bouleversée à appeler les secours. L’une des fillettes était perchée dans le cadrage de la fenêtre d’un appartement situé au troisième étage de l’immeuble, dans une position qui faisait craindre le pire.

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«S’il y a un message à passer aux auditeurs, c’est de ne pas hésiter à signaler la situation lorsqu’on est témoin de maltraitance auprès d’un enfant», a lancé d’entrée de jeu Patrick Corriveau, de la Direction de la protection de la jeunesse du CIUSSS Capitale-Nationale, en entrevue au Québec Matin.

Ne pouvant commenter le cas précis survenu à Charlesbourg, M. Corriveau a toutefois cru bon d’insister sur le fait qu’il faut d'abord un signalement pour que la DPJ intervienne quelque part.

Il n’est, par contre, pas toujours évident pour l’entourage de savoir quand alerter les autorités. Pour clarifier les choses, M. Corriveau a fourni quelques exemples des formes que peut prendre la négligence:

- «Lorsqu’un enfant ne reçoit pas les soins de santé requis ou qu’un parent ne permet pas à son enfant de recevoir les soins de santé requis par son état»;

- Négligence éducative : lorsqu’un enfant manque de surveillance, d’encadrement, que le parent ne prend pas les moyens pour assurer la scolarisation de son enfant;

- Négligence physique: comprend par exemple tout ce qui entoure les conditions de vie, comme le logement insalubre, l’hygiène personnelle négligée ou encore une tenue vestimentaire inappropriée en fonction du climat.

Les signalements viennent de toutes parts. Une portion importante provient des policiers, mais aussi des milieux scolaire ou hospitalier.

«Mais je vous dirais que le signalement, c’est la responsabilité de tous», a insisté Patrick Corriveau.

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