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Secteur de Montmorency

Une maison dangereuse démolie d'urgence à Québec

Catherine Bouchard | Journal de Québec

Une résidence de la 110e rue, dans le secteur de Montmorency, a été démolie d’urgence en pleine nuit, alors qu’elle menaçait de s’effondrer à tout moment.

Le Service de prévention contre les incendies de la Ville de Québec (SPCIQ) a reçu une plainte d’un citoyen en début de journée, lundi, pour une structure dangereuse.

Plusieurs pompiers se sont déplacés sur les lieux, pour constater un «risque important de l’effondrement d’une partie du bâtiment», selon Bill Noonan, porte-parole au SPCIQ.

La démolition a été exigée immédiatement par la Ville, étant donné le risque de danger trop élevé. «Le hangar arrière, qui était décollé de près d’un pied de la résidence, menaçait de tomber sur la maison voisine», fait valoir le porte-parole.

Les travaux de démolition ont commencé en début de soirée, la journée même, et se sont terminés mardi matin, vers 5h.

Deux résidents ont été pris en charge par la Croix-Rouge. Ils ont pu récupérer quelques biens, avant que la résidence soit mise à terre.

Des chats qui étaient sur place ont été confiés au refuge Les Fidèles Moustachus.

Pour des voisins, cette démolition est une bénédiction. «C’est très bon pour nous, mais triste pour ceux qui y habitaient», indique une voisine qui a préféré taire son nom.

Selon les informations obtenues par Le Journal, le propriétaire de la résidence est décédé l’automne dernier. Il aurait souffert du syndrome de Diogène, qui consiste à l’accumulation compulsive d’objets, pouvant causer de l’insalubrité.

Elle rapporte que les lieux étaient effectivement insalubres et que des odeurs désagréables émanaient de la maison. «Ça faisait des années que je n’étendais plus mon linge sur la corde», laisse-t-elle tomber.

Un logement situé à l’étage du haut de la résidence était occupé par un membre de la famille du propriétaire. «Il n’était pas capable d’assurer la maison», a ajouté la voisine.

Plusieurs chats – on ignore s’ils étaient errants ou pas – allaient se réfugier à la résidence.