/news/politics

Le PQ accuse la ministre d’avoir menti

Anglade se défend de manquer de transparence sur la C Series

Marc-André Gagnon

 - Agence QMI

Simon Clark

La ministre de l’Économie, Dominique Anglade, se défend de manquer de transparence et d’avoir menti en promettant des chiffres sur lesquels la vérificatrice générale a été incapable de se prononcer quant à la valeur de l’investissement du Québec dans la C Series.

«Elle a menti, elle a dit des faussetés. On était censé avoir ces informations-là. On ne les a pas obtenues», a déploré le député péquiste Alain Therrien, lors d’une mêlée de presse, jeudi matin.

Comme rapporté dans nos pages, jeudi, la vérificatrice générale Guylaine Leclerc, en marge du dépôt de ses rapports à l’Assemblée nationale, s’est avouée incapable d’évaluer la valeur de l’investissement de 1,3 milliard $ fait par le Québec dans la C Series faute d’avoir pu obtenir du gouvernement «les éléments probants suffisants et appropriés concernant la valeur comptable de ce placement».

«C’est une abomination, a dit M. Therrien. Ils ont préféré se cacher [plutôt] que de dire la vérité aux citoyens à trois mois et demi de l’élection. Ça, c’est la façon de faire des libéraux.»

En chambre, puis lors d’une mêlée de presse, la ministre Anglade s’est défendue en brandissant un tableau illustrant la valeur marchande la plus à jour du placement du Québec dans la C Series.

«Faux», dit Anglade

Selon une étude de la firme KPMG remise au gouvernement le mois dernier, on parle d’une «fourchette» qui se situe entre 1,4 et 1,5 milliard $.

«Il est absolument faux de prétendre que nous avons perdu de l’argent dans l’investissement de la C Series, a martelé Mme Anglade. Encore une fois, si demain matin on décide de liquider, on va non seulement récupérer nos billes, mais on aura une valeur supérieure notamment à cause des 270 millions $ que l’on va faire à cause des bons de souscription.»

Mme Anglade a par ailleurs assuré que son ministère avait pleinement collaboré avec la vérificatrice générale.

Une «bonne nouvelle»

Interrogé à ce sujet, le premier ministre a nié tout manque de transparence, en qualifiant de «bonne nouvelle» les chiffres calculés par KPGM.

«Il y a des éléments de renseignements qu’ils ne sont pas possibles de transmettre pour des raisons commerciales. Et ça, c’est toujours la même chose», a dit Philippe Couillard.

avec la collaboration de Pascal Dugas Bourdon, Agence QMI

Dans la même catégorie