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Rapport de l'IDQ

Finances publiques: attention à ne pas gaspiller la réserve

Agence QMI

La paie

Richard Villalon - stock.adobe.com

Dilapider la réserve budgétaire pour financer les promesses électorales pourrait créer une situation problématique, prévient l’Institut du Québec (IdQ).

Dans un rapport publié jeudi, l’IDQ note que si les finances publiques de la province ont été redressées, elles demeurent toutefois vulnérables, notamment s’il arrivait un ralentissement économique, pire une récession.

«Pour éviter les variations trop prononcées sur les services et le fardeau fiscal lors de fluctuations économiques, il faut poursuivre les efforts de réduction du poids de la dette, en limitant la croissance des dépenses à celle des revenus et en balisant mieux l’usage des surplus passés», croit Mia Homsy, directrice de l’Institut du Québec (IdQ).

L’Institut fait aussi le constat que ce sont les Québécois qui paieront le prix si les engagements pour la campagne électorale sont «financés à même la réserve budgétaire».

Dans son analyse, l’IDQ aborde aussi «le point le plus important», soit le fait que sur le plan démographique, «la relative stagnation de la population âgée de 25 à 54 ans depuis 2006 limite la croissance du bassin de contribuables».

De plus, dans le contexte économique actuel (négociations difficiles de l’ALENA, guerre commerciale, barrières tarifaires, endettement des ménages), l’arrivée d’une récession est difficile à exclure, note-t-on.

«La meilleure stratégie à adopter serait de continuer de libérer de l’espace sur la carte de crédit du Québec afin de préserver notre capacité d’emprunt pour les mauvais jours, et éviter d’accroître les dépenses de façon marquée alors que l’économie tourne à plein régime», a ajouté Mia Homsy.