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Pierre Paradis gracié par les libéraux

La Commissaire à l’éthique s’en prend à Jean-Marc Fournier

Geneviève Lajoie | Journal de Québec

La Commissaire à l’éthique Ariane Mignolet accuse le ministre Jean-Marc Fournier d’avoir porté atteinte à l’institution qu’elle représente.

Gracié par les libéraux, le député indépendant Pierre Paradis a évité une sanction de 25 000 $. Les élus du gouvernement ont voté jeudi contre les recommandations de Me Mignolet, qui a sévèrement blâmé l’ex-ministre libéral pour avoir utilisé son allocation de logement à Québec pour «favoriser les intérêts» de sa fille et son gendre.

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Le leader parlementaire du gouvernement a commandé un avis juridique pour contre-vérifier le travail de la Commissaire à l’éthique. Jean-Marc Fournier a conclu qu’en votant en faveur du rapport de Me Mignolet, «une injustice» aurait été commise.

Le premier ministre Philippe Couillard a même ajouté que les conclusions de la Commissaire sur le cas du député de Brome-Missisquoi comportaient des «failles».

Enquête rigoureuse

Si elle respecte le résultat du vote sur son rapport, Me Mignolet dit être préoccupée par la décision du ministre Fournier de demander un avis externe pour commenter son travail. «Une telle démarche porte atteinte à l'institution créée pour assurer l'application du Code», précise-t-elle dans un communiqué de presse.

Elle ajoute que les élus ont adopté un Code d’éthique et confié à une «personne indépendante et impartiale nommée aux deux tiers des membres de l'Assemblée nationale la seule compétence pour interpréter ses dispositions dans le cadre d'une enquête».

«Cette enquête a été menée selon les plus hauts standards attendus de la fonction que j'occupe. Aux termes d'une analyse rigoureuse, objective et documentée, j'ai recommandé, dans une perspective d'imputabilité et afin de maintenir la confiance des citoyens envers leurs élus, que le député rembourse les fonds publics ayant été utilisés de manière inadéquate pendant plusieurs années, et ce, en contravention du Code», a tenu à souligner la Commissaire.

Me Mignolet constate que l’aspect coercitif du Code est difficile à appliquer. «À cet effet, une réflexion s'impose», a-t-elle insisté.

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