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Francos de Montréal

Ludovick Bourgeois, un digne héritier

Samuel Pradier | Agence QMI

 - Agence QMI

Sur la scène des Francos de Montréal, jeudi soir, Ludovick Bourgeois a prouvé qu’il était un digne héritier, pas seulement de son père, mais d’une façon de faire du rock en français.

Même si un petit crachin froid s’abattait sur le public épars, attendant devant la scène, Ludovick Bourgeois avait envie de réchauffer les cœurs et les corps, et il n’a pas lésiné sur les moyens pour y arriver.

Dès le départ, il a enchaîné «Milliardaire de toi», «Je reprends le temps» et «Si je commençais», la chanson que son coach Éric Lapointe et Lynda Lemay lui ont écrite pour la finale de «La Voix».

La pluie ayant cessé, le public de plus en plus nombreux et de tous âges, a alors convergé en nombre autour de la scène, battant des mains et chantant avec lui.

«Je suis un peu anxieux dans la vie et j’avais peur qu’il n’y ait personne», a avoué Ludo, qui pouvait finalement être rassuré.

Il a ensuite annoncé vouloir rendre hommage à son ami Éric Lapointe en interprétant ses succès «Poussé par le vent» et «Marie-Stone». S’il n’a pas encore le charisme et l’expérience de son ancien coach, Ludovick Bourgeois possède déjà tous les ingrédients, il ne lui reste qu’à prendre de la maturité.

Plus tard, c’est avec une reprise de «J’entends frapper» qu’il a fait réagir la foule.

Comme tout le monde s’y attendait, il a bien entendu rendu hommage au groupe Les BB en reprenant «Donne-moi ma chance», «Pourquoi t’es dans la lune» et «Fais attention». Sans jamais parler directement de son père ni mentionner son nom, il a réussi à l’évoquer avec beaucoup de pudeur. Bravo.

Bien entendu, il a interprété pas mal de chansons des autres, mais il a aussi chanté quasiment toutes les chansons de son album, sorti l’automne dernier, qu’il a disséminé tout au long de la soirée.

Au niveau des autres reprises, il s’est amusé en mélangeant les styles puisqu’on est passé de «Les cactus», de Dutronc, à «Les Dalton», de Joe Dassin, en passant par «La voix que j’ai», chanson d’Offenbach qui a été reprise par les coachs de la dernière saison de «La Voix».

Tantôt rockeur déchaîné, plus tendre à d’autres moments comme durant les chansons «Rêves en pause» ou «Tu ne sauras jamais» des BB, Ludovick Bourgeois prouve qu’il sait habiter une scène et qu’il a tout pour s’imposer dans le cœur du public.