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Jusqu'au 17 juin

Relaxer au canal Lachine durant le Festival Folk de Montréal

Frédéric T. Muckle | Agence QMI

L'artiste AHI jouera le 16 juin à 17 h sur la scène principale du Festival Folk sur le canal.

Courtoisie

L'artiste AHI jouera le 16 juin à 17 h sur la scène principale du Festival Folk sur le canal.

Artistes et festivaliers pourront profiter dans les prochains jours d’un des festivals les plus conviviaux de l’été sur le bord du canal Lachine.

Le Festival Folk sur le canal, qui se déroule jusqu’au 17 juin sur l’Esplanade du centenaire, convie les Montréalais à venir assister à plus d’une vingtaine de concerts gratuits dans un contexte très différent de ce qu’on peut voir au Quartier des spectacles.

«Ça ne donnait pas l’impression d’être à un gros festival de ville, ça ressemblait plus à quand tu joues dans un village», se souvient Matthew Woodley, l’un des membres du groupe montréalais Plants and Animals, à propos de la première fois que la formation a joué à l’événement en 2012.

«On se sent comme à quelque chose de plus "grassroot", ça ne donne pas l’impression que c’est quelque chose organisé par une corporation», ajoute le batteur du groupe indie rock qui jouera samedi à 21 h en tant que tête d’affiche de la 11e édition du festival.

«Je crois qu’un contexte comme ça [...] nous permet d’être plus relaxes et peut-être d’essayer de nouvelles chansons qui ne sont pas prêtes à 100 %, explique quant à lui le guitariste et chanteur Warren Spicer. C’est une opportunité de nous voir plus décontractés.»

Gros festival de quartier

Bien que le festival ait grossi depuis la dernière fois que le groupe y a participé, l’équipe derrière l’événement veut garder cet aspect décontracté.

«C’est vraiment différent de ce qu’on peut retrouver au Quartier des spectacles et on l’a bâti de cette façon-là, en écoutant la communauté et en voyant chaque année ce qu’on pouvait faire pour l’améliorer et faire en sorte que les gens sentent que ça leur appartient à eux», explique Carl Comeau, cofondateur du festival fonctionnant notamment grâce aux contributions volontaires.

L’organisateur admet cependant qu’il n’est pas toujours facile de composer avec les hautes attentes des Montréalais.

«À Montréal, la capitale des festivals, la première question qu’on nous demande c’est toujours, qu’est-ce qu’il y a de nouveau et de plus gros», explique M. Comeau.

«Oui, ça va toujours être mieux et on veut toujours l’améliorer notre festival, mais ça reste un festival gratuit, résume M. Comeau. On veut travailler avec quelque chose qui est accessible à tous.»

Aider la prochaine génération

Bien que le festival compte à sa programmation des artistes établis comme Royal Wood, Josh Ritter et Mandolin Orange, l’événement organisé par un organisme à but non lucratif fait place aux musiciens émergents ou carrément débutants grâce notamment à une bourse jeunesse d’excellence musicale.

«Pour nous, c’est non seulement important, c’est vital, insiste M. Comeau à propos des artistes de la relève qui, pour certains, se produiront pour la première sur scène dans le cadre du festival. Un talent, c’est un talent, et il faut lui donner des ailes.»

10 ans de «Park Avenue»

Les amateurs d’indie rock pourront voir ce week-end le groupe montréalais Plants and Animals qui célèbre cette année les 10 ans de son iconique album «Park Avenue».

La formation qui jouera au Festival Folk sur le canal samedi à 21 h a, pour cet anniversaire, revisité cet opus qui l’a mis sur la carte et a sorti une nouvelle édition avec des compositions inédites, quelque chose que le groupe désirait faire depuis longtemps.

«C’était vraiment la première fois qu’on pouvait faire tous les arrangements avec d’autres personnes sur scène avec nous, explique le chanteur Warren Spicer à propos des concerts spéciaux que le groupe a donnés pour célébrer cet anniversaire. Je ne sais pas si c’était meilleur, mais c’était certainement différent que quand on l’a fait la première fois.»

Revenir sur son passé

«C’était le fun de voir d’où on était partis et de se dire qu’on peut continuer maintenant et faire autre chose», explique le guitariste Nicolas Basque en parlant de la façon qu’ils ont revisité cette époque de leur vie.

«Il y a certains des spectacles dans cette période où ça ne marchait pas et où on se perdait les uns et les autres», se souvient le batteur du groupe, Matthew Woodley. Ça n’arrive plus maintenant.»

Le groupe souligne cependant que, tout comme à cette période, ils continuent à se questionner et à chercher à faire quelque chose de frais et nouveau, même après plus d’une décennie de musique.

«Même si nous sommes là depuis longtemps, on approche toujours le fait de faire de la musique ensemble comme quelque chose qu’on apprend et qu’on résout ensemble», explique M. Woodley en parlant du prochain album du groupe, qui devrait sortir l’an prochain.

«Je crois que si nous n’explorions pas autant et que nous ne nous poussions pas, on ne serait pas où nous sommes aujourd’hui», résume-t-il.