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Un premier album à la rentrée

Soran: un avenir prometteur

Samuel Pradier | Agence QMI

Joël Lemay / Agence QMI

Sa participation à «La Voix» lui a permis de faire découvrir sa fraîcheur et son style original. Soran est maintenant prêt à passer à la vitesse supérieure. Il est actuellement en tournée à travers le Québec avant la sortie de son premier album à la rentrée.

En attendant le lancement de son album le 14 septembre, Soran a récemment sorti deux chansons en version numérique, «Julia» et «Time to Time».

«Ce sont deux chansons qui parlent de la même situation et de la même fille. J’ai choisi de prendre deux directions: une plus acoustique, que j’ai réalisée chez moi, et l’autre, qui a été faite en studio avec un réalisateur. Sur ¨Julia¨, on reconnaît ma voix plus vulnérable. On n’a pas mis l’accent sur les arrangements musicaux; je voulais une chanson qui laisse toute la place au texte. Pour ¨Time to Time¨, c’est un son plus américain qui vise le public que je veux atteindre dans les prochaines années.»

La fameuse fille qui a inspiré l’écriture de ces chansons est une amie d’amis de Soran. «Pour aucune raison, j’ai toujours ressenti un malaise quand j’étais avec elle. Je ne sais pas pourquoi, mais ça m’a fait écrire des chansons. Après l’avoir vue, je revenais chez moi un peu saoul, et c’était comme une idéalisation bizarre pour moi. Je pense qu’elle le sait maintenant, mais elle s’en fout un peu... autant de la chanson que de moi! (rires)»

En anglais

L’album de Soran sera uniquement en anglais, et pas nécessairement parce que c’est la langue qu’il parle le plus souvent. «Je n’ai jamais écrit en français; il y a tout le temps trop de choix de mots. (rires) Écrire en français est quelque chose que je n’ai jamais vraiment exploré. On dirait que ça tombe vite dans le quétaine en français; en anglais aussi, mais ça passe mieux.»

Ce choix l’a amené à rencontrer un producteur à Los Angeles pour l’écriture d’une chanson, «Your Love», qui est sortie au début du mois de juin. «J’ai dernièrement mis une vidéo sur YouTube qui a fait en sorte qu’un public aux États-Unis et aussi en Allemagne m’a découvert. C’est vraiment étrange, ce sont ces deux pays qui ont le plus réagi. C’est le fun de voir que des gens d’ailleurs dans le monde s’intéressent à ce que je fais.»

Au Québec, Soran est désormais considéré comme un artiste qui a un fort potentiel international. S’il en est conscient, ça ne lui ajoute pas vraiment de pression.

«Je trouve ça cool et ça m’encourage à faire encore plus de choses. Je le vis très bien, car je suis vraiment bien entouré, et j’ai vraiment hâte de partager ma musique avec le plus de monde possible. D’ailleurs, je ne veux pas trop mettre l’accent sur l’album; je veux que ça reste spontané. Même quand il sera sorti, je veux continuer à sortir le plus de chansons possible un peu partout. Je ne veux pas qu’il y ait une pause d’un an ou deux entre les nouvelles chansons.»

Sur la route

En tournée en formule trio jusqu’à la fin de l’année, Soran en profitera pour faire découvrir son univers. «Je suis accompagné d’un ¨drummer¨ et d’un bassiste, et je fais principalement mes compositions. J’aime voir la réaction du public quand je fais de nouvelles chansons qu’ils n’ont jamais entendues.»

Soran rêve aussi du moment où il ira présenter sa musique dans le pays natal de sa mère, le Japon. «On parle japonais à la maison. Ma mère a longtemps travaillé dans l’industrie de la musique au Japon en tant que journaliste. Elle veut vraiment me présenter à des gens là-bas et que j’aille y faire des spectacles. Moi aussi, ça me tente beaucoup. Mais avant de me rendre là, il faut que je fasse autre chose. Je ne peux pas aller directement au Japon sans avoir déjà tenté ma chance dans d’autres marchés.»