/news/law

Séquestrée à table durant 13 heures

La mère de la «fillette aux choux de Bruxelles» aurait réagi

TVA Nouvelles

La mère de la fillette de huit ans dont le père l’a séquestrée à table durant 13 heures parce qu’elle refusait de manger ses choux de Bruxelles aurait réagi dans un billet de blogue au cours du week-end.

À LIRE ÉGALEMENT

Une fillette de 8 ans forcée de rester à table et dans son urine durant 13 heures

«Je suis cette mère, celle qui n’a pas pu protéger sa fille d’être maltraitée. Celle qui n’a pas pu empêcher le malheur de sa progéniture. Je suis cette maman qui, cette semaine, s’est fait pointer du doigt par certains alors que d’autres l’ont défendue», peut-on lire dans un billet intitulé «Ma fille est LA fillette aux choux de Bruxelles» publié sur le blogue «La parfaite Maman cinglante».

Les responsables du blogue ont confirmé par courriel à TVA Nouvelles que l’auteure du texte était bel et bien la mère de la victime.

Rappelons d’abord qu’un jugement rendu en janvier dernier condamnait le père de la fillette à quatre mois de prison à purger dans la collectivité après que celui-ci eut plaidé coupable à une accusation réduite de séquestration. L’histoire a été médiatisée pour une première fois la semaine dernière, replongeant la famille dans cette nuit du 23 janvier 2016 qui a, de l’aveu de l’auteure du billet, entraîné la vie de tous ceux impliqués «dans une tornade qui a fait beaucoup de dégâts sur son passage».

La médiatisation de cette affaire hors de l’ordinaire a suscité de nombreuses réactions dans l’opinion publique quant au rôle de la mère, certaines positives, d’autres négatives. Elle affirme ne pas avoir porté attention à celles-ci pour «préserver sa résilience par rapport au père de ses filles».

«Je savais qu’il arrivait que leur père soit intense dans sa discipline, mais on n’enlève pas la garde à un père parce que ses enfants se plaignent qu’il crie trop fort et qu’il est trop sévère. Jamais je n’aurais pu imaginer que sa discipline atteigne ce degré d’intensité. Bref, j’ai appris par texto ce que ma fille a vécu», écrit-elle.

Elle affirme également que dans l’échange de textos au cours duquel le père de la fillette lui fait le récit des événements et dont une partie a été dévoilée dans le jugement de la cour, elle a exprimé son désaccord «avec modération» pour ne pas mettre fin aux confidences de son ex.

«À ce moment-là, mes filles n’étaient pas en situation de danger immédiat», fait-elle valoir.

«Leur père restera toujours leur père»

Sans cautionner les gestes posés par son ex, la mère de la fillette juge qu’il est inutile de lui souhaiter du mal.

«Ceux qui souhaitent du mal au père de mes filles n’ont pas pensé que s’il souffre, qu’il perd son emploi, qu’il est insulté ou jugé sur la place publique, ça ne fait qu’abîmer mes filles par ricochet, écrit-elle. Je ne dis pas ici qu’il devrait ou ne devrait pas travailler dans son domaine d’étude et voir ses gestes acceptés et banalisés, je dis que s’il se retrouve en détresse psychologique ou sans le sou, mes filles seront affectées d’une manière ou d’une autre.»

La famille a tourné la page, affirme-t-elle, et près de deux ans après les événements et malgré les gestes posés, les filles aiment toujours leur père.

«Le père de mes filles a payé sa dette à la société et mes filles ont été entendues. Je n’ai pas d’opinion sur la sévérité de la sentence de mon ex, je suis neutre par rapport à lui et n’éprouve plus de colère parce que je garde mon énergie pour mes filles. Je devrai toujours avoir un lien et des rapports cordiaux avec lui par amour pour mes filles qui malgré tout, aiment leur père.»

Dans la même catégorie