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Faire place aux véritables enjeux

Pauline Marois espère une campagne électorale propre

Arnaud Koenig-Soutière | Agence QMI 

Sébastien St-Jean / Journal de Québec

L’ex-première ministre Pauline Marois espère que la campagne électorale qui précédera le scrutin du 1er octobre prochain soit propre et laisse davantage de place aux enjeux de fond qu’aux attaques personnelles.

«Si la campagne est toujours une campagne où on attaque l’autre, sans présenter son point de vue, je pense qu’on passe à côté des véritables enjeux», a lancé Mme Marois en entrevue au «Journal de Québec», quelques minutes avant de se voir remettre un doctorat honorifique à l’Université Laval, dimanche.

L’ex-politicienne espère que «les propos [qui] ne sont [parfois] pas à la hauteur» s’effacent d’ici le déclenchement formel de la campagne électorale et que le ton change comparativement aux dernières élections qui ont été «difficiles».

«On aimerait entendre du positif»

«J’ose espérer que ce ne sera pas [une campagne négative], a-t-elle confié. Pourquoi la population, actuellement, est assez cynique? C’est parce qu’il y a ça. On aimerait entendre du positif. J’espère que les partis politiques vont pouvoir présenter et déployer leur programme, l’expliquer et répondre à des questions de fond.»

Celle qui a été chef du Parti québécois (PQ) de 2007 à 2014 a notamment qualifié le discours de départ d’Alexandre Cloutier de «très beau témoignage». Le député de Lac-Saint-Jean s’était alors montré très critique envers la «joute politique partisane».

Par ailleurs, Mme Marois s’est gardée de commenter la situation actuelle au PQ, qui stagne dans les sondages depuis plusieurs mois. Elle s’est toutefois montrée optimiste quant au nombre grandissant de candidatures féminines, tous partis confondus.

«L’égalité homme-femme n’est toujours pas atteinte», a-t-elle d’ailleurs tenu à rappeler devant un parterre de quelques centaines de nouveaux diplômés universitaires.

Marois à nouveau diplômé

L’ex-première ministre du Québec a été une fois de plus diplômée de l’Université Laval (UL). La Faculté des Sciences sociales lui a remis un doctorat «honoris causa», devant une ovation debout, à l’occasion de sa collation des grades.

«Elle représente un modèle important de femmes qui ont réussi à briser le plafond de verre», a louangé Gilles Tremblay, directeur de l’École de travail social de l’UL, d’où Mme Marois a décroché un baccalauréat il y a 47 ans.

Première ministre de 2012 à 2014, première femme à avoir occupé ce rôle, l’ex-politicienne a singulièrement souligné l’apport de ses parents «qui ont toujours cru en l’importance de l’éducation», avant de poursuivre avec un message de motivation auprès des quelques centaines d’universitaires fraîchement diplômés.