/regional/montreal/montreal

Fermeture en pleine heure de pointe

Des véhicules endommagés sur l'autoroute Bonaventure par des travaux

Matthieu Payen | Journal de Montréal

Le ministère des Transports se dit impuissant face à la série noire qui touche les usagers de l’autoroute 10 dont plusieurs ont eu leurs véhicules endommagés lundi matin en raison de travaux bâclés.

Mauvaise surprise pour des automobilistes qui se rendaient au boulot au centre-ville de Montréal. Peu avant l’usine de farine Five Roses, plusieurs ont roulé sur une dénivellation abrupte de la chaussée qui a endommagé leur véhicule.

Le réservoir d’huile de l’une de ces voitures s’est même perforé sous l’impact, selon la Sûreté du Québec, qui a fermé deux des trois voies de l’autoroute vers 5 h 40, provoquant de gros bouchons.

Pas notre réseau

Le ministère des Transports (MTQ), qui gère les autoroutes au Québec, s’est d’emblée dédouané.

«Ce tronçon n’est pas sous notre responsabilité, a expliqué le porte-parole, Martin Girard. Même si le problème touche notre réseau, nous n’avons pas le pouvoir d’intervenir.»

Le Ministère avait donné la même réponse le mois dernier lorsqu’un chantier de l’A10 lié au nouveau pont Champlain s’était terminé après l’heure prévue.

Cette fois-ci, le problème est survenu sur un chantier dirigé par Les Ponts Jacques-Cartier et Champlain (PJCCI), une société d’État fédérale.

Pourtant, Ottawa n’a pas non plus autorité sur ce chantier.

«La société PJCCI, une entité indépendante du gouvernement, est chargée de gérer ses propres activités», répond Infrastructure Canada.

Dalle trop épaisse

«L’autoroute était fermée en fin de semaine pour des travaux qui ne se sont pas déroulés comme prévu, explique la directrice des communications de PJCCI, Nathalie Lessard. L’entrepreneur [Dimco] a découvert qu’une dalle à remplacer était plus épaisse que sur nos plans.»

La nouvelle dalle créait un écart de 3 à 4 pouces sur la chaussée, mais les firmes de surveillance du chantier WSP et CIMA+ ont décidé d’ouvrir la route en réduisant la vitesse autorisée de 70 à 50 km/h.

«Il est trop tôt pour le dire, mais s’il y a eu une erreur du constructeur ou des surveillants, il y aura des sanctions», soutient Mme Lessard qui enjoint ceux dont l’auto a été endommagée à envoyer leur réclamation à communications@pjcci.ca.

Rejoints lundi, Dimco, WSP et CIMA+ nous ont renvoyés vers PJCCI.