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Groupes environnementaux et citoyens

Requête contre le REM: les plaignants entendus par la Cour d’appel

Zacharie Goudreault | Agence QMI

 - Agence QMI

L’avocat Campbell Stuart

Zacharie Goudreault / Agence QMI

L’avocat Campbell Stuart

La Cour d’appel du Québec entendra en septembre les arguments d’une coalition de groupes environnementaux et de citoyens opposés au projet de Réseau express métropolitain, qu’ils veulent ramener à la table à dessin.

En décembre dernier, le juge Michel Yergeau, de la Cour supérieure du Québec, a rejeté la demande de recours collectif présentée par les membres de la coalition Trainsparence, qui réclament de nouvelles consultations publiques sur le REM, dont les premiers travaux de construction sont en cours.

La décision du juge, qui mentionnait notamment que la coalition n’appuyait pas suffisamment ses arguments sur des faits, a été portée devant la Cour d’appel du Québec en avril dernier, qui entendra en septembre les arguments de Québec et de la coalition.

«C’est très évident à mon oeil que le juge de la Cour supérieure était biaisé envers la cause environnementale et les plaignants», a déclaré Me Campbell Stuart, du cabinet d’avocats Colby Monet, en marge d’une conférence de presse qui a réuni lundi une quinzaine de membres de la coalition devant l’hôtel de ville de Montréal.

Impacts environnementaux

Les plaignants estiment que le futur système léger sur rail entièrement électrique, qui s’étendra sur une distance de 67 kilomètres, nuira à l’environnement en contribuant à l’étalement urbain.

«Ce n’est pas un projet écologique. Je suis certain qu’il ne passerait pas un test climat et qu’il ne permettra pas de contrer la congestion routière», a avancé John Symon, qui réclame que le projet retourne devant le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).

Le REM, qui entrera progressivement en fonction dès 2021, comprendra 26 stations réparties sur la couronne nord, la Rive-Sud ainsi que l’ouest de l’île et le centre-ville de Montréal.