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Québec 2018

Philippe Couillard n'écarte pas un scrutin légèrement hâtif

Marc-André Gagnon | Agence QMI

 - Agence QMI

Philippe Couillard n’écarte pas la possibilité de déclencher les élections générales un peu plus tôt que prévu, à la fin août, mais reconnaît que les Québécois n’ont probablement pas d’appétit pour une longue campagne électorale.

«Je ne pense pas qu’il y ait une tolérance très grande des Québécois pour une campagne prolongée. On verra le jour qu’on la déclare, mais ça va être certainement dans les voisinages de ce qui est prévu», a indiqué le premier ministre, lors d’une entrevue exclusive accordée à notre Bureau parlementaire en marge de sa mission dans la capitale américaine.

Selon les paramètres prévus dans la loi sur les élections à date fixe adoptée il y a cinq ans, la 41e législature devrait être officiellement dissoute le 29 août prochain, avec l’adoption du décret annonçant la tenue d’élections générales le 1er octobre.

Toutefois, rien n’empêche le premier ministre de demander au lieutenant-gouverneur de procéder à un déclenchement hâtif, par exemple en invoquant un risque pour l’économie du Québec.

Une précampagne «positive»

C’est d’ailleurs ce qu’avait fait Pauline Marois, en 2013, en plaidant que les autres partis empêchaient son gouvernement de mettre son plan économique à exécution.

Les conservateurs de Stephen Harper sur la scène fédérale avaient fait de même à l’été 2015, en plongeant le pays dans la plus longue campagne électorale de son histoire: 78 jours, soit plus de deux mois et demi.

«Ç’a été très très long, se souvient M. Couillard, et à un moment donné, très long, c’est trop long», a-t-il indiqué lorsqu’interrogé à ce sujet par «Le Journal de Québec».

Si le chef libéral se garde pour l’instant l’option d’un déclenchement hâtif dans son jeu, il s’attelle d’abord et avant tout à sa précampagne estivale, qui l’amènera notamment en Gaspésie mercredi.

Après avoir passé les derniers mois à critiquer souvent et très sévèrement la Coalition avenir Québec de François Legault, qui mène dans les sondages, Philippe Couillard semble décidé à adoucir le ton pendant la période estivale.

«On va se promener dans les régions, on va parler sur un ton plus relax pendant l’été», a confié M. Couillard.

À l’automne, les différents chefs auront suffisamment de temps pour se «chicaner», a-t-il laissé entendre.

Dans l’attente, «je vais avoir une campagne positive, parler de nos enjeux», a dit M. Couillard.

Fier de son bilan

«On va parler de notre bilan», a-t-il ajouté, en qualifiant ce dernier de «positif».

«Honnêtement, il faut être de mauvaise foi pour ne pas constater que le bilan du gouvernement est très bon, s’est-il félicité. Mais surtout, on va parler de ce qu’on veut prévoir pour l’avenir, en mentionnant que l’environnement actuel, qui est un environnement d’incertitude, d’imprévisibilité économique, fait en sorte qu’il ne faut surtout pas briser l’élan économique du Québec», a détaillé le premier ministre.

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