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Couple de Rimouski

Ils quittent tout pour voir le monde à bord de leur voilier

Stéphanie Gendron | Journal de Québec

Courtoisie - Journal de Québec

Un an après avoir vendu sa maison, ses meubles et ses voitures pour faire le tour du monde en voilier, un couple de Rimouski dit n’avoir aucun regret d’avoir choisi cette nouvelle vie.

André Pineault et Sophie Arsenault ont planifié leur voyage pendant 10 ans, surmonté le mal de mer et amassé des dizaines de milliers de dollars avant de commencer à faire le tour du monde pour les cinq prochaines années.

Après une année à voyager, ils ont décidé de s’arrêter au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie pour raconter leur aventure avant de reprendre la mer pour poursuivre leur découverte de la planète.

« On s’ennuie de nos familles, bien entendu. Mais sinon on ne s’ennuie pas de notre vie terrestre, de la maison, d’une voiture ou d’un beau divan en cuir. On fait une vie qu’on a choisie », dit André Pineault.

La vie à bord

« La vie à bord, c’est un peu comme les gens qui font du camping dans une roulotte. On a tout ce qu’il faut comme commodités. On ne va juste pas chez le coiffeur, on se coupe les cheveux entre nous, et on prend notre bain dans la mer », dit André Pineault.

Ils se nourrissent des fruits de la saison, des poissons de la mer comme du mahi-mahi et de la langouste, ainsi que des aliments locaux, comme du nez de cochon.

Ils ont navigué pendant 55 jours dans la dernière année. Le reste du temps, ils visitent des endroits comme les Açores, Madère, les îles Canaries, le Cap-Vert, la Martinique, les Antilles. Actuellement, leur bateau Frimousse se trouve en sécurité à Grenade et ils ont pris l’avion pour leur pause au Québec.

Ils envisagent pour l’an deux de se déplacer vers l’Archipel de Los Roques, les îles ABC, le Panama, les îles Galapagos, pour ensuite atteindre les Marquises en Polynésie française.

Si le voyage laisse parfois place à l’improvisation, les déplacements sont planifiés, ce qui fait qu’ils n’ont pas eu de pépins majeurs.

« Avant de partir pour sept jours en mer, par exemple, tu t’assures d’avoir une fenêtre météo et qu’il n’y a pas de tempête qui s’en vient. On ne s’en va pas tête baissée », dit le navigateur.

Belles rencontres

André Pineault et Sophie Arsenault ont rencontré plusieurs navigateurs comme eux, qui voyagent autour du monde à partir du Canada ou des États-Unis.

D’ailleurs, après qu’ils eurent fait la une du Journal l’an passé, des voyageurs ont tout fait pour les retracer et les rencontrer. « Le lendemain de notre arrivée aux Açores, il y a un bateau québécois qui est arrivé derrière nous et ils nous apprennent que durant leur traversée, ils appelaient Frimousse (leur bateau). Ils espéraient nous voir, car ils avaient entendu parler de nous. Ils avaient hâte de prendre un verre avec nous, c’était très drôle », a raconté André Pineault.

Leurs trois coups de coeur

-Les Açores (pour la verdure, les gens accueillants et le dépaysement)

-L’Île Tenerife dans les Îles Canaries (pour le côté montagneux et les climats qui diffèrent)

-Grenade (pour la forêt tropicale et les gens très souriants)