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Médiation

Le conflit reste entier chez ABI

Louis Cloutier | TVA Nouvelles

Les travailleurs de l'Aluminerie de Bécancour (ABI) maintiennent le cap. À 90%, ils ont accordé leur appui aux orientations défendues depuis le début par leurs représentants à la table de négociation.

«J'espère que le message sera entendu», a lancé le président du syndicat, Clément Masse, en conférence de presse, mercredi.

Le syndicat déplore vivement qu'ABI ait introduit de nouvelles demandes en pleine médiation, dont celle de supprimer environ 200 postes dans l'aluminerie. Le syndicat a opposé une fin de non-recevoir à cette exigence étant donné qu'elle s'est ajoutée en cours de négociation.

«L'employeur en ajoute encore sur la pile. Il propose des réductions de personnel de l'ordre de 20% et voudrait en plus qu'on lui donne notre bénédiction», a indiqué Clément Masse.

Le syndicat n'est toutefois pas fermé à des discussions sur d'éventuelles abolitions de postes, mais en temps et lieu. «Si l'employeur veut réduire sa main d'œuvre qu'il le fasse pendant qu'on est au travail ( une fois le conflit terminé) par le biais de la convention collective», a suggéré Dominic Lemieux, négociateur syndical.

De son côté, ABI a indiqué par communiqué être toujours «prête à négocier» et avoir actuellement «une occasion d'ajuster sa structure organisationnelle sans mise à pied en raison d'une vague de départs à la retraite».

Selon toute évidence, le médiateur spécial nommé par Québec, Lucien Bouchard, n'est pas encore parvenu à rapprocher les parties.

«Il n'y a pas de progrès dans la médiation. C'est ce qu'on voit», a mentionné Clément Masse.

Les pourparlers ne sont toutefois pas rompus. Les efforts de médiation se poursuivront dans les prochains jours. Les 1000 travailleurs de l'Aluminerie de Bécancour sont sous le coup d'un lock-out depuis près de six mois maintenant.

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