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Télévision et cinéma

Ados à l'écran, adultes dans la vraie vie

Yan Lauzon | Agence QMI

Sébastien St-Jean / Agence QMI

Les États-Unis sont passés maîtres dans l’art d’embaucher des acteurs et des actrices adultes pour donner vie à des personnages adolescents à la télé. Parfois, cela frise même le ridicule, comme les vedettes de «Beverly Hills, 90210» qu’on a gardées bien trop longtemps à l’école. Au Québec, c'est un peu plus subtil. Toutefois, certaines vedettes de production destinées aux jeunes ont quitté les bancs d'école il y a plusieurs années, mais revivent leur adolescence devant les caméras.

Juliette Gosselin alias Marie dans «L’Académie»

Les années passent, mais elles ne semblent pas avoir d’emprise sur Juliette Gosselin. Les services de la jeune femme qui se dirige doucement vers la trentaine sont encore requis pour jouer les adolescentes ingénues. L’automne dernier, alors qu’elle était âgée de 26 ans, on lui a confié le rôle de Marie, une étudiante qui termine son secondaire, pour la nouvelle série originale du Club illico «L’Académie».

Sébastien St-Jean / Agence QMI

 

On a même poussé l’audace jusqu’à faire en sorte que sa sympathique écolière soit toujours en quête d’un premier baiser.

François Chénier alias Carl Charest dans «Radio Enfer»

Alors qu’il avait déjà 25 ans, François Chénier a accepté de devenir le directeur musical d’une station de radio d’une école secondaire devant les caméras de la comédie «Radio Enfer» d’abord destinée aux jeunes téléspectateurs du Canal Famille.

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Pour les 143 épisodes répartis sur six saisons et dont la diffusion originale a pris fin en 2001 à VRAK.tv, il a prêté ses traits à celui qu’on surnommait «Le Cat». C’est donc dire que lors de la présentation des dernières scènes, il avait déjà fait son entrée dans la trentaine. Il était grandement temps de quitter l’école secondaire!

France Chevrette et Lorraine Auger alias Robin et Stella

Les enfants qui se sont délecté des aventures de Robin et Stella - incarnés par France Chevrette et Lorraine Auger -, et qui les ont vus voyager à bord du Rapidotron à la fin des années 1980 et au début de la décennie suivante ne se doutaient probablement pas que celles qui étaient leurs amis étaient beaucoup plus âgées qu’eux. C’était une évidence, mais ils ont été nombreux à n’y voir que du feu.

France Chevrette et Lorraine Auger alias Robin et Stella

 

Et puis, combien d’entre eux, devenus des adultes aujourd’hui, peuvent se vanter d’avoir regardé l’émission «Robin et Stella» en sachant que le rôle du garçon appartenait à une femme?

Mariloup Wolfe alias Marianne L’Espérance dans «Ramdam»

L’émission jeunesse «Ramdam», offerte à Télé-Québec pendant huit saisons au début des années 2000, a été le premier tremplin de la carrière de Mariloup Wolfe.

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À l’écran, on nous faisait croire qu’elle n’avait pas encore atteint l’âge adulte, mais cela ne l’empêchait pas d’avoir 23 ans loin des caméras. Comme «Ramdam» a été à l’antenne pendant presque 10 ans, la comédienne avait déjà soufflé ses 31 bougies quand est venu le temps de faire ses adieux à son personnage. Cela dit, elle serait prête à retrouver Marianne L’Espérance!

Yan England alias Brian Harrison dans «Yamaska»

Oui, Yan England a été l’aîné des enfants des Harrison, couple formé par Julie Davignon (Chantal Fontaine) et William Harrison (Normand D’Amour), sur le plateau du téléroman «Yamaska» à TVA. Mais quand il a tiré sa révérence avec ses covedettes au printemps 2016, son personnage ne volait pas de ses propres ailes depuis longtemps alors que lui avait 37 ans.

Yan England alias Brian Harrison dans «Yamaska»

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Heureusement qu’il a encore l’air jeune, car la véritable différence d’âge entre lui et sa mère à l’écran, Chantal Fontaine, est de moins de 14 ans.

Hugo St-Cyr alias Michel Couillard dans «Watatatow»

Sans l’ombre d’un doute, le rôle de Michel Couillard pour «Watatatow» a été le plus marquant de la carrière du regretté Hugo St-Cyr. Grâce à son personnage de fan de la batterie, qui a été vu dans les 14 saisons de l’émission diffusée de 1991 à 2005, il a gagné cinq prix MetroStar et un Gémeaux.

Hugo St-Cyr alias Michel Couillard dans «Watatatow»

 

Longtemps à l’écran, le frère de Stéphanie Couillard n’a évidemment pas vieilli aussi rapidement que son interprète qui a mis un point à ce téléroman alors qu’il avait déjà fêté ses 26 ans.

Marie-Joanne Boucher alias Claudie Paré dans «Virginie»

La vingtaine amorcée, Marie-Joanne Boucher a fait son entrée, au milieu des années 1990, dans l'univers du téléroman «Virginie» en devenant Claudie Paré, fille de Bernard Paré (Jean L'Italien), l'homme dont s'éprend Virginie (Chantal Fontaine). Le visage tout jeune, elle a longtemps appris entre les murs de l'école secondaire Sainte-Jeanne-d'Arc, tout comme Antoine Bertrand, Maxim Gaudette et Roxane Gaudette-Loiseau.

Marie Joanne Fortin dans Virginie

 

Elle a accepté de retrouver son personnage le plus marquant à la télé en 2010. Heureusement, pour Marie-Joanne Boucher, Claudie avait alors beaucoup vieilli, atteignant le cap de la trentaine et ayant donné naissance à quatre enfants.

Julianne Côté alias Lili dans «Le chalet»

Julianne Côté a eu 28 ans cette année. Si l’actrice semble en pleine possession de ses moyens (et de sa carrière), on ne peut en dire autant de Lili, son personnage de la série «Le chalet» à VRAK. Cherchant un sens à sa vie et prise avec des crises de panique, elle navigue difficilement avec le passage à l’âge adulte.

Jocelyn Malette

 

Pourtant son interprète est aux portes de la trentaine. Plus vieille que ses collègues de l’émission - dont Pier-Luc Funk et Sarah-Jeanne Labrosse -, Julianne Côté se fond malgré tout parfaitement à cet univers qui interpelle tant les jeunes.

Et au cinéma

Marianne Verville alias Aurélie Laflamme

Le visage de Marianne Verville est celui auquel on associe le personnage d’Aurélie Laflamme à deux films. Quand la deuxième comédie est sortie, en 2015, la fille de l’humoriste Pierre Verville s’apprêtait à fêter ses 21 ans.

ART-VISITE DU PLATEAU D AURELIE LAFLAMME

Sébastien St-Jean / Agence QMI

 

Pourtant, les cinéphiles pouvaient la voir emprunter le dernier droit de ses études à l’école secondaire. Malgré cela, Marianne Verville a reçu de bonnes critiques liées à sa prestation. Cinq ans plus tôt, dans le premier film, l’écart était moins important, elle qui devait jouer une fille de 14 ans alors qu’elle en avait 15.