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Tour CIBC Charles-Bruneau

La cycliste Lex Albrecht savoure l’ambiance magique

Benoît Rioux

 - Agence QMI

TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

Habituée aux grandes compétitions internationales, la cycliste Lex Albrecht roule dans un état d’esprit bien différent, cette semaine, dans le cadre du Tour CIBC Charles-Bruneau.

«Je n’ai jamais vu une ambiance aussi magique qu’ici, a indiqué celle qui a pris le départ jeudi matin, à Mont-Tremblant, dans le cadre d’un des différents parcours de deux jours. Dans un peloton professionnel, on s’aide évidemment entre coéquipiers, mais l’objectif est aussi de faire mal aux autres cyclistes, dans un sens. Au Tour CIBC Charles-Bruneau, c’est une solidarité généralisée et avant même de monter sur le vélo, on a déjà gagné en raison de notre implication.»

Albrecht est particulièrement sensible à la cause des enfants malades, d’où son implication à titre de porte-parole de son parcours. La cycliste native de l’Ontario, qui habite par ailleurs au Québec depuis de nombreuses années, a vécu le drame de perdre sa sœur Xavea, qui était alors âgée de 2 ans et demi.

«Ce n’était pas en raison du cancer, mais plutôt une maladie génétique, a précisé Albrecht. Je n’ai pas vécu la mort d’un enfant comme parent, mais j’ai vécu ça à titre de sœur. Elle était très malade et on ne savait pas ce qu’elle avait malgré les nombreux traitements. Ça explique sûrement pourquoi ça me touche autant de voir les gens s’unir pour une fondation comme la Fondation Charles-Bruneau, qui encourage la recherche.»

Le 6 avril dernier, soit le jour de son anniversaire, Albrecht a encore été frappée par une mauvaise nouvelle. Cette fois, c’est son père Jorg qui a reçu un diagnostic de cancer du sein. Celui-ci est d’ailleurs de passage au Québec ces jours-ci, prenant une pause des traitements de chimiothérapie qu’il reçoit en Suisse. Une pensée pour son père accompagne inévitablement Lex pendant le Tour CIBC Charles-Bruneau.

Rendez-vous à Boucherville

Les différents participants à l’événement, dont ceux partis de Rivière-du-Loup mardi, convergeront maintenant vers Boucherville, ce vendredi, pour l’arrivée et la cérémonie de clôture. On espère alors dévoiler un chèque qui pourrait, comme l’an dernier, atteindre un montant de 3,3 millions $.

Au terme de cette aventure humaine, Albrecht profitera évidemment de la présence de son papa avant de se tourner vers l’Europe pour une série de compétitions avec la formation professionnelle Tibco-SVB. Également membre de l’équipe nationale canadienne, elle vise par ailleurs une participation à ses cinquièmes Championnats du monde, au mois de septembre, en Autriche.

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