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Marche silencieuse

Lac-Mégantic souligne le cinquième anniversaire de la tragédie ferroviaire

Agence QMI

Cinq ans après la tragédie ferroviaire qui a fauché la vie de 47 personnes à Lac-Mégantic, la communauté n’est pas encore tout à fait rétablie.

D’abord, la reconstruction du centre-ville ne va pas aussi rapidement que souhaité. De fait, les travaux de décontamination et de démolition des immeubles ont pris pas moins de deux ans et demi.

«Les gens regardent ce qui n'a pas encore été fait ou reconstruit. On devrait plutôt regarder ce qui l'a été. C’est un pas énorme qu'on a franchi», a dit la mairesse Julie Morin.

La reconstruction n'est pas que physique, elle est aussi humaine. Les proches des victimes et les citoyens de Lac-Mégantic ont perdu une partie de leur histoire.

«Est-ce que je vois encore, cinq ans plus tard, des gens qui semblent souffrir et qui ont le mal de vivre ? Oui malheureusement ! On ne pourra jamais nous obliger à oublier ou empêcher de raconter ce qui nous est arrivé, a lancé l'ancienne mairesse Colette Roy-Laroche.

«Mais nos chers disparus nous ont laissé, dans plusieurs cas, des enfants, adolescents, frères, sœurs et parents. Ils avaient aussi des rêves et des ambitions. C'est là-dessus qu'il faut, tous ensemble, construire et se tourner vers un avenir meilleur», a poursuivi Mme Roy-Laroche.

L'ancien curé Steve Lemay, autrefois de la paroisse Saint-Agnès, va présider la première activité de commémoration, jeudi soir, alors que la marche silencieuse des porteurs de lumière se mettra en branle à 21h30 de l'Église.

Les gens vont déambuler jusqu'au cimetière où il y aura une liturgie de la parole devant le monument de l'ange érigé à la mémoire des 47 victimes.

La messe commémorative sera célébrée vendredi à 11h à l'Église Saint-Agnès en présence de nombreux dignitaires, mais en l'absence des premiers ministres Justin Trudeau et Philippe Couillard.

- avec la collaboration de Jean-François Desbiens