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Sécurité routière

Pas de radars photo dans les plans au Bas-Saint-Laurent

Simon Gamache-Fortin | TVA Nouvelles

Alors que l'utilisation des radars photo reviendra à la normale d'ici la fin de l'été un peu partout au Québec, leur installation n’est toujours pas dans les plans du ministère des Transports au Bas-Saint-Laurent. Plusieurs maires de la région sont déçus.

Les modifications au Code de la sécurité routière permettront de combler les lacunes relevées dans un jugement à l’égard des contraventions émises à partir des radars photo. Les automobilistes devront s’attendre à un retour à la normale ailleurs au Québec.

Au Bas-Saint-Laurent, certaines municipalités, dont Sainte-Flavie, réclament l’installation de ce type d’appareil pour réduire la vitesse sur leur territoire. Selon le maire Jean-François Fortin, les radars photo pourraient avoir un effet dissuasif et inciteraient les automobilistes  à lever le pied.

Il s’agit d’un outil «pédagogique» intéressant, selon le maire, pour assurer la sécurité des citoyens dans plusieurs zones où il y a des commerces, des résidences et des jeux pour enfants. Il estime qu’il ne s’agit pas d’un moyen de collecter de l’argent sur le dos des automobilistes, mais bien un moyen efficace de faire de la prévention.

«Bien que Sainte-Flavie ait fait la demande il y a plusieurs mois, on sait que présentement ce n’est pas permis par le ministère, mais lorsque ça va devenir, dans les prochains mois, une possibilité pour les municipalités de se prévaloir de radars photo, on veut être les premiers sur les rangs pour en obtenir un», a dit M. Fortin.

La route 132 est très fréquentée en été par les touristes qui prennent la route vers la Gaspésie. Les limites de vitesse passent rapidement de 90 km/h à 50 km/h. Plusieurs citoyens rencontrés par TVA Nouvelles pensent que ce serait une bonne façon de réduire la vitesse au cœur des municipalités.

Un outil de prévention

La Ville de Rimouski a aussi fait des représentations par le passé pour l’installation de radars photo sur son territoire.

«Il y a certaines zones où il y a des problématiques plus importantes et on sait que ce n’est pas réaliste de penser que la Sûreté du Québec peut toujours être présente. Donc, on le regarde de façon globale. C’est un des outils dans le coffre et on espère que le ministère des Transports sera ouvert à la possibilité de permettre à la Ville de Rimouski d’aller de l’avant avec l’utilisation d’un radar photo», a dit Marc Parent, maire de Rimouski.

Le ministère des Transports (MTQ) indique que le projet-pilote de coopération municipale avec les radars photo qui s’est terminé l’an dernier s’est avéré concluant. «Les enseignements qui seront tirés guideront les prochaines étapes pour ce qui est de l’implication des municipalités dans la mise en œuvre des appareils de contrôle automatisé», indique le MTQ.