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OIF

Le gouvernement Couillard réitère son appui à Michaëlle Jean

Pascal Dugas Bourdon

 - Agence QMI

Malgré les controverses entourant la gestion et la transparence à l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), le gouvernement Couillard a réitéré sa confiance envers la secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean, lundi.

«Je pense qu’il faut montrer qu’on est vraiment derrière elle parce qu’elle a accompli un travail exceptionnel depuis le début de son mandat», a expliqué la ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Christine St-Pierre, lors d’une mêlée de presse, en marge d’une séance de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, tenue à Québec.

Le leadership de Mme Jean est contesté parmi les dirigeants des pays francophones. La France et l’Union africaine ont récemment décidé d’appuyer la chef de la diplomatie rwandaise, Louise Mushikiwabo, pour être à la tête de l'OIF.

C’est sans compter le manque de transparence au sein de l’organisation, notamment mis au jour par notre Bureau d’enquête. L’OIF a récemment lancé un comité de travail, piloté par le Québec, pour tenter de rendre plus transparente son organisation.

Message entendu

La ministre St-Pierre croit cependant que l’OIF a bien entendu le message envoyé par la communauté francophone à cet égard.

«On n’a pas à s’immiscer dans la gestion d’un organisme qui est indépendant. Cependant, on contribue, nous, à l’OIF. Il y a eu des messages qui ont été envoyés. Je pense qu’ils ont été entendus.»

Des propos qui ont trouvé écho chez le premier ministre Philippe Couillard.

«On continue de soutenir Mme Jean. Il y a eu des enjeux de transparence auxquels on a fait allusion à quelques reprises. Je pense que maintenant les choses sont beaucoup mieux qu’elles étaient», a-t-il indiqué, lors d’une mêlée de presse à Dolbeau-Mistassini, au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Par ailleurs, Mme St-Pierre croit que l’appui de la France à une autre candidate est avant tout politique, et non pas lié à la controverse qui marque l’OIF depuis quelques mois.

«Moi je pense que la France veut se rapprocher du Rwanda. [...] Mais je ne veux pas commenter la position du président Macron. [...] Nous, ça ne nous empêche pas de continuer à appuyer la candidature de Mme Jean, a-t-elle indiqué.

Mme Jean a refusé de répondre aux questions des journalistes qui ont tenté, lundi, d’obtenir sa version des faits. L’entourage de la secrétaire générale a prétexté un horaire du temps chargé, ce qui n’a pas empêché Mme Jean de consacrer plusieurs minutes à la prise d’égoportraits avec des parlementaires.

- Avec TVA Nouvelles

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