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Croissance du prix des maisons

Montréal surpasse de beaucoup la moyenne canadienne

Agence QMI

PATRICE BERNIER/AGENCE QMI

Le marché immobilier de la grande région de Montréal a enregistré une hausse de loin supérieure à la moyenne nationale au deuxième trimestre de l’année en cours, selon une étude de la firme de courtage Royal LePage.

Au deuxième trimestre, la grande région de Montréal a ainsi vu les prix des propriétés augmenter de 5,9 % par rapport à la même période l’an dernier, pour atteindre 391 224 $, alors que la croissance canadienne moyenne a été de 2 %, pour situer le prix d’une maison au Canada à 613 968 $.

Royal LePage souligne qu’il s’agit d’une première depuis le deuxième trimestre de 2011, «lors duquel l’appréciation des prix des maisons dans le Grand Montréal s’établissait à 6,4 %, contre 4,7 % à l’échelle nationale».

La situation, au deuxième trimestre, s’explique notamment par le déclin de l’appréciation des prix dans plusieurs marchés de la région de Toronto et de Vancouver, a précisé la firme de courtage, mais aussi par une situation enviable au Québec.

«Les assises solides de l’économie québécoise et un marché de l’emploi robuste ont continué de favoriser la demande au deuxième trimestre, ce qui a entraîné une hausse des prix et contribué à la stabilité générale du marché immobilier montréalais, soutient Dominic St-Pierre, directeur principal pour la région du Québec chez Royal LePage. À travers tous les segments de marché, les vendeurs tirent leur épingle du jeu devant la pénurie de propriétés à vendre sur l’île de Montréal.»

Autre observation soulignée par Royal LePage: l’ouest de Montréal parmi les régions où les prix s’apprécient le plus au pays, avec une hausse de 15,3 %.

Pour le troisième trimestre, Royal LePage prévoit que le prix d’une propriété dans la région de Montréal croîtra de 1,8 % au cours du troisième trimestre de 2018 en cours par rapport au deuxième trimestre.

«De nombreux facteurs affecteront le marché immobilier au cours des trois prochains mois de 2018, y compris la décision de la Banque du Canada de hausser ou non, le 11 juillet prochain, son taux directeur, estime M. St-Pierre. Le suspense engendré par l’administration américaine entourant l’Accord sur le libre-échange nord-américain (ALENA) et la croissance moins forte que prévu du niveau d’inflation au pays pourraient faire pencher vers un maintien des taux en juillet et diminuer la pression sur les consommateurs jusqu’à la prochaine hausse.»