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Italie

À Rome, l'appel d'une mère pour signaler les nids-de-poule «meurtriers»

Agence France-Presse

«Un peu de peinture sur le sol pour sauver des vies...» C'est l'appel lancé sur internet par la mère d'une jeune fille morte il y a deux mois des suites d'une chute à scooter dans une rue de Rome au revêtement dégradé.

Avec le hashtag #unosprayperlavita («un peu de peinture pour sauver des vies»), Graziella Viviano a voulu alerter les Romains, mais aussi les autorités communales du danger que représentent les nombreux nids-de-poule de la capitale italienne.

Mme Viviano, dont la fille de 25 ans est décédée en mai après une chute de scooter, avait aussitôt accusé le mauvais état de l'asphalte d'être à l'origine de l'accident. Une autre jeune motocycliste avait perdu la vie quelques jours plus tard dans des circonstances similaires.

Tout en continuant à dialoguer avec sa fille Elena via internet dans d'émouvantes lettres ouvertes, Mme Viviano a invité ses concitoyens à marquer les trous, racines et autres embûches sur la route en les entourant de peinture.

Une initiative qui semble les avoir touchés puisque les photos de personnes qui, bombe de peinture à la main, tracent des cercles jaunes sur le sol se sont multipliées sur la toile. Tandis que d'autres clichés montrent des trous fraîchement bouchés à l'aide d'un peu de goudron.

Un colmatage insuffisant pour la maire «5 Étoiles» (M5S, antisystème) de Rome, Virginia Raggi, qui estime que s'il «élimine le risque, il ne renouvelle pas le manteau routier», ce que ses services s'efforcent de faire.

Les nids-de-poule qui ont envahi les rues de Rome, dont une grande partie sont pavées, exaspèrent depuis plusieurs années les usagers dont les trajets deviennent des parcours d'obstacles.

Régulièrement épinglée pour sa gestion du dossier, la municipalité M5S, en poste depuis deux ans, se défend en pointant du doigt la négligence des administrations précédentes, et le manque de coopération des autres institutions.