/news/world

France

La justice enquête sur le décès d'une femme moquée par les secours

Agence France-Presse

La justice française va ouvrir une information judiciaire pour «non-assistance à personne en péril» après le décès d'une jeune femme dans l'est du pays, moquée par les secours d'urgence alors qu'elle avait cherché de l'aide auprès d'eux.

À LIRE ÉGALEMENT

Morte après avoir été moquée par les secours: la procédure n'était «pas conforme»

La famille de la victime moquée par les secours porte plainte

Enquête après la mort d'une jeune femme moquée par les services de secours

La procureure de Strasbourg Yolande Renzi a annoncé mercredi que cette information judiciaire pour «non-assistance à personne en péril» visait «l'opératrice du centre des appels d'urgence et tous autres» et était également ouverte pour «homicide involontaire contre X».

La mort de Naomi Musenga, une Strasbourgeoise de 22 ans décédée le 29 décembre, dont l'appel de détresse avait été traité avec mépris par une régulatrice du SAMU (service d'aide médicale urgente), a soulevé une forte indignation en France.

Un document sonore, relatant les échanges entre la jeune femme et l'opératrice, avait été largement diffusé dans les médias et sur les réseaux sociaux.

Une pétition en ligne lancée par sa famille pour réclamer l'ouverture d'une information judiciaire avait recueilli mercredi plus de 307 000 signatures.

Selon les éléments médicaux obtenus par les enquêteurs, Naomi Musenga a souffert «d'une intoxication au paracétamol absorbé par automédication sur plusieurs jours».

«La destruction évolutive des cellules de son foie a emporté défaillance de l'ensemble de ses organes conduisant rapidement à son décès», selon la procureure.

 

Dans la même catégorie