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L'auteur présumé du meurtre d'une femme juive pas conscient de ses actes

Agence France-Presse

Une nouvelle expertise psychiatrique assure que le meurtrier présumé de Sarah Halimi, Française juive de 65 ans défenestrée en 2017 aux cris d'«Allah Akbar», n'était pas conscient de ses actes, ont annoncé mercredi des avocats des parties civiles.

Le meurtre de la sexagénaire, que Kobili Traoré, son voisin, est soupçonné d'avoir tué, avait suscité une intense émotion dans la communauté juive, et au-delà.

En février dernier, après des mois de bras de fer, le caractère antisémite de cet acte avait été retenu par la justice française.

«Cette deuxième expertise, qui n'avait même pas été demandée par la défense, contredit entièrement le premier rapport judiciaire», a déploré auprès de l'AFP Me Gilles-William Goldnadel, avocat de la belle-soeur de Sarah Halimi.

Une abolition du discernement signifierait la fin des poursuites judiciaires.

Une troisième expertise a été demandée par le magistrat instructeur, a indiqué à l'AFP une avocate des trois enfants de la victime, Me Caroline Toby.

En concluant à l'abolition du discernement du suspect, cette nouvelle expertise va à l'encontre du premier rapport d'expertise psychiatrique du Dr Daniel Zagury.

Selon ce dernier, dans la nuit du 3 au 4 avril 2017, Kobili Traoré a été pris d'une «bouffée délirante aiguë», liée à une forte consommation récente de cannabis, qui a altéré le discernement du jeune homme sans pour autant l'abolir.

Cette nuit-là, Kobili Traoré, 28 ans, s'était introduit chez sa voisine, au troisième étage d'un immeuble de logements sociaux dans un quartier populaire de Paris, Belleville. Aux cris d'«Allah Akbar», entrecoupés d'insultes et de versets du Coran, ce jeune musulman l'avait rouée de coups sur le balcon, avant de la précipiter dans la cour.

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