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Crête

21h perdue en mer sur un matelas pneumatique: elle raconte sa mésaventure terrifiante

TVA Nouvelles

Une mère de famille a passé les 21 heures les plus terrifiantes de toute sa vie, alors qu’elle s’est mise à dériver dans la Méditerranée, après s’être assoupie sur un matelas gonflable, à la fin du mois de juin dernier, en Crête.

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Elle dérive pendant plus de 20 heures sur un matelas gonflable!

Olga Kuldo a raconté pour la toute première fois son aventure, qui dépasse l’imagination, à de nombreux médias britanniques qui rapportent son expérience de survie.

Usée par la faim et la fatigue, brûlée par les coups de soleil, épuisée par le passage d’une tempête, en hypothermie, la femme ne souhaitait qu’une chose: fêter son 55e anniversaire avec ses proches, le lendemain.

C’est parce qu’elle s’est accrochée à son matelas gonflable qu’elle a survécu.

Frontex

Frontex

Olga Kuldo a eu les idées noires, et a craint de mourir, alors qu’elle dérivait à sa perte dans l’océan.

Elle était pourtant partie pour une petite baignade, mais elle a été emportée par le courant.

«Les vagues étaient gigantesques, j’ai fait du mieux que j’ai pu pour m’accrocher à mon matelas», se souvient Olga.

Chanter pour les oiseaux

«Quand les vagues se sont calmées, j’étais fatiguée, j’ai eu peur de m’endormir. Alors j’ai décidé de chanter des chansons aux oiseaux qui volaient au-dessus de ma tête, une façon pour moi de rester éveillée».

Craignant de ne pas survivre, elle a pensé à son mari Oleg, 59 ans, et sa fille, Yulia, 28 ans, qui s’inquiétaient de sa disparition.

«Je me suis dit qu’ils allaient être attristés par ma mort. Cette idée m’a permis de continuer de me battre jusqu’à la fin. J’ai essayé de faire taire les pensées négatives».

Elle avoue s’être baignée malgré la météo changeante, et un drapeau jaune, bien affiché sur la plage.

«L’espace d’un instant, je me suis retrouvée dans les eaux profondes où je ne pouvais pas toucher le fond. Je ne suis pas une bonne nageuse, je me suis tenue à mon matelas en pensant que j’arriverais à retourner sur la rive en pagayant avec mes bras».

Les courants l’ont toutefois poussé encore plus loin.

Insomnie

Quand la nuit est tombée sur la mer, un aigle a flotté au-dessus d’elle et une immense tempête s’est déchaînée quelque 10 minutes plus tard.

Elle chantait aux oiseaux qui volaient au-dessus d'elle, se parlait et comptait même les mouvements de ses bras pour rester alerte.

«Je n'ai pas dormi pendant une seconde, j'ai continué de bouger, a-t-elle dit. J'étais si sûr que si je mettais juste un peu plus d'effort, bientôt j'atteindrais la rive, mais en réalité je ne bougeais pas du tout.»

«Je voyais constamment des yachts - mais ils étaient loin de moi. Je pensais aux bateaux ou aux pêcheurs, mais personne n’était assez proche», rapporte The Mirror. 

Alors que de plus en plus d'oiseaux volaient, Olga craignait que l'un d'entre eux s'intéresse à elle et surtout à son matelas pneumatique.

«J’avais peur qu’ils ne le percent! J'espérais seulement que ces vagues puissantes m'amèneraient sur la rive, mais rien de cela ne se produisit.»

Sa famille a réalisé vers 19h qu’il n’était pas normal qu’elle ne soit pas rentrée dans sa chambre d’hôtel.

Ses effets personnels et son sac à main ont été retrouvés sur la plage.

Les recherches ont commencé rapidement et plusieurs bateaux ont été envoyés pour tenter de la retrouver.

Les recherches ont toutefois été suspendues vers minuit en raison des conditions exécrables.

Problème de bikini

Après avoir survécu à sa nuit en mer, Olga a eu 55 ans.

Exténuée par ses heures passées accrochée à son matelas, elle a vu un premier avion la survoler. Incapable d’agiter les mains qui semblaient peser une tonne, elle les a jointes, comme pour faire une prière.

Elle est arrivée à les soulever légèrement, lorsqu’un deuxième appareil a volé au-dessus d’elle.

Peu de temps après, elle a entendu le moteur d’un bateau, convaincue qu’il se dirigeait vers elle.

Sur le bateau, des hommes surpris de la découvrir vivante lui ont lancé une bouée de sauvetage.

«Ils m’ont dit de l’attraper, mais j’essayais de replacer mon bikini qui avait glissé. Je ne voulais pas qu’ils me voient comme cela», raconte Olga.

La femme a finalement reçu de l’aide médicale et pu être secourue par les autorités.

La cardiologue a été retrouvée à plus de 11 km au large.