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Enquête sur le meurtre de Cédrika Provencher

Voici les 25 scénarios développés par la SQ pour coincer Bettez

TVA Nouvelles

Pour coincer le suspect numéro 1 dans l’affaire Cédrika Provencher, la Sûreté du Québec a créé pas moins de 25 scénarios d’infiltrations auprès de Jonathan Bettez.

Voici les détails des 25 scénarios développés par la SQ.

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La SQ a sorti une limousine pour séduire Jonathan Bettez

1er scénario le 2 juin 2009

Un agent d’infiltration frappe à la porte de Jonathan Bettez. L’agent lui offre de participer à un sondage en fournissant ses coordonnées, «ce qui lui permet d’être inscrit à un concours», en plus de recevoir un «gratteux instantané».

Le 26 juin, un autre agent reçoit un appel d’un homme disant se nommer Jonathan Bettez et qui dit avoir reçu une lettre dans laquelle il est inscrit qu’il a gagné le concours.

L’agent informe alors Bettez qu’il a gagné un séjour à l’hôtel Fairmont, au Mont-Tremblant, du 31 juillet au 2 août 2009, deux parties de golf, les repas et le transport aller-retour.

2e scénario le 31 juillet et les 1er et 2 août 2009

Le 31 juillet 2009, un agent va chercher Jonathan Bettez en limousine pour le conduire au Mont-Tremblant. Les autres «gagnants» du faux concours, des agents d’infiltrations, sont sur place et passent le week-end avec Bettez. Ce dernier parle notamment de sa passion pour le poker à plusieurs reprises. Les «gagnants» et Bettez échangent leur numéro de téléphone et conviennent d’aller jouer au golf à nouveau ensemble, la semaine suivante.

«Lors de ce scénario, au douzième trou de la partie de golf du 2 août 2009, alors qu’ils passent à proximité d’une maison, une jeune fille d’environ 10-12 ans en bikini se trouve dans une fenêtre. Jonathan Bettez dit à l’agent ‘’As-tu vu le bikini». Après une pause, Jonathan Bettez ajoute : ‘’Elle est un peu jeune’’», peut-on lire dans le document.

3e scénario le 5 août 2009

Bettez et un des «gagnants» vont jouer au golf à Trois-Rivières. Après la partie, Bettez emmène l’agent au restaurant Poivre noir et ils soupent ensemble. Lors de ce repas, Bettez mentionne à l’agent d’infiltration qu’il aurait perdu 20 000 $ au poker en ligne durant les fêtes de l’année précédente.

4e scénario le 20 août 2009

Nouvelle partie de golf entre Bettez et l’agent d’infiltration. «L’objectif est de créer des liens entre les deux individus», peut-on lire dans le document de cour. Les deux hommes retournent souper au restaurant Poivre noir et Bettez emmène l’agent dans les bars de Trois-Rivières par la suite. À la fin de la soirée, l’agent a ramené Bettez chez sa copine et les hommes conviennent de jouer au golf ensemble le weekend d’après.

5e scénario le 12 septembre 2009

Bettez et l’agent retournent jouer au golf à Grand-Mère. Après la partie de golf, Bettez emmène l’agent au restaurant Carlito, passent ensuite une partie de la soirée au bar le Temple à Trois-Rivières.

6e scénario le 16 octobre 2009

Le 16 octobre, Bettez devait remettre des bâtons de golf à l’agent et ensuite aller manger. Mais quand l’agent l’appelle, il demande à Bettez de le rejoindre à l’aéroport, car il doit sauter en parachute avec sa copine.

«Le scénario n’a pas eu lieu, compte tenu que ça ne donnait pas assez de temps dû à l’heure prévue du saut en parachute», lit-on dans le document.

7e scénario le 26 octobre 2009

L’agent et Bettez soupent ensemble, et Bettez remet les bâtons de golf à l’agent. Pendant le souper, un autre agent d’infiltration les rejoint et remet un porte-document au premier agent en le remerciant «de ce qu’il a fait pour lui».

L’agent a ouvert le porte-document de manière à ce que Jonathan Bettez puisse voir les 20 000 dollars qui s’y trouvaient. Bettez a raconté à l’agent, pendant la soirée, qu’il avait recommencé à jouer au poker et qu’il était à «10 000 à date».

Le lendemain, Bettez envoie un texto à l’agent pour l’informer qu’il avait des billets de hockey et qu’il voulait aller jouer une autre partie de golf.

8e scénario le 29 octobre 2009

Après une partie de golf après l’agent, Bettez dit qu’il doit aller faire l’inventaire à sa compagnie avec des employés. Bettez confirme la date du match de hockey au Centre Bell et ajoute qu’il n’est plus avec sa copine.

9e scénario le 31 octobre 2009

Lors de la partie des Canadiens au Centre Bell, deux agents d’infiltration ont croisé Jonathan Bettez, qui était avec son ancienne copine. Après le match, le groupe est allé prendre un verre dans un hôtel en face du Centre Bell, avant de quitter vers Trois-Rivières avec son ex.

10e scénario le 5 novembre 2009

L’agent va chercher Bettez à Trois-Rivières et ils roulent jusqu’à Québec dans le but de récupérer un véhicule. Une fois au concessionnaire, un premier agent d’infiltration remet les clés d’un Cadillc à l’agent qui est avec Bettez. L’agent dit alors qu’il n’est pas content, car il aurait voulu de l’argent, pas un camion, et que l’argent qu’il lui a confié n’a pas donné le «rendement voulu». Présent durant toute la discussion, Bettez ne va pas intervenir. Bettez et l’agent ont ramené le Cadillac à Montréal, ont soupé dans la métropole et l’agent ramène Bettez chez lui à Trois-Rivières.

Durant le souper, l’agent a offert à Bettez d’être rémunéré pour l’accompagner dans certaines rencontres d’affaires et le conseiller, ce que Bettez a accepté. Pour avoir ramené le véhicule, Bettez a été payé 300 $.

11e scénario le 19 novembre 2009

Bettez accompagne l’agent d’infiltration qui rencontre un planificateur financier, un autre agent, dans un restaurant de Québec. Durant la rencontre, Bettez a posé plusieurs questions au planificateur financier sur les investissements qu’il offre.

Après le départ du planificateur, Bettez a dit qu’il n’investirait pas avec lui, car «tout est toujours beau dans ce qu’il offre». Bettez ajoute ne pas connaître les investissements au Panama, mais qu’il allait faire des recherches.

Jonathan Bettez a reçu 300 $ pour ses conseils et une bouteille de vin.

Pendant cette rencontre, Bettez mentionne à l’agent qu’il joue au poker en moyenne trois à quatre heures par jour. Les deux planifient d’aller voir une partie de hockey quelques jours plus tard.

12e scénario le 24 novembre 2009

Bettez et l’agent soupent ensemble dans un restaurant de Montréal. Lors du repas, Bettez dit avoir fait des recherches au sujet de l’offre d’investissements au Panama que le «planificateur financier» proposait. Pour ses recherches, l’agent a remis 300 $ à Bettez. L’agent appelle un autre agent d’infiltration, qui finit par rejoindre les deux hommes au restaurant. Devant Bettez, le nouvel agent demande à l’autre de recevoir la livraison de sa marchandise plus tôt que prévu, soit cette semaine, car il en a besoin.

Pendant le match de hockey au Centre Bell, l’agent fait plusieurs appels «comme s’il cherchait quelqu’un pour l’aider à récupérer la marchandise» de l’autre agent.

Lors de l’entracte de la deuxième période, l’agent demande à Bettez de l’aider. Bettez lui dit de l’appeler le lendemain après 10h pour vérifier s’il est disponible.

13e scénario le 16 décembre 2009

Lors d’un souper au Poivre noir, Bettez propose à l’agent, après que ce dernier eut reçu un appel, d’aller remettre une enveloppe à un client. L’agent informe Bettez que l’enveloppe contient des certificats d’actions et que tout est légal.«Suite à cette proposition, Bettez fait part à l’agent de ses réticences. Il dit être très hésitant, se demande qui il est vraiment et s’interroge sur ses activités», peut-on lire.

L’agent rassure alors Bettez en lui parlant de son histoire de couverture (faire de l’argent rapidement) et en ajoutant qu’il ne vend pas de drogue. Après cette mise au point, Bettez accepte d’aller remettre l’enveloppe au client dans un restaurant Tim Hortons.

L’agent offre à Bettez 1000 $ et une caisse de vin pour aller porter l’enveloppe.

Par la suite, Bettez propose à l’agent de faire rapidement de l’argent au poker et lui parle de son rêve de devenir un joueur de poker professionnel sur le web.

Bettez dit à l’agent qu’il a 15 000 $, mais que pour «jouer à son plein potentiel», il a besoin de 30 000 $. «En lui fournissant 15 000 $ et en s’associant avec lui, il se rembourserait en premier et qu’ensuite, ils diviseraient les profits 50/50», explique-t-ton. L’agent répond à Bettez qu’il va y penser, qu’il ne dit pas oui, et ne dit pas non.

Deux jours plus tard, Bettez se rend dans un Tim Hortons de Trois-Rivières, remet l’enveloppe au «client» (un autre agent) et quitte après avoir demandé s’il était ami avec l’agent.

14e scénario le 8 janvier 2010

L’agent va rejoindre Bettez au restaurant Le Grill à Trois-Rivières. En arrivant, l’agent lui remet une enveloppe contenant 15 000 $ en argent comptant pour investir dans le projet de poker en ligne. L’argent dit à Bettez qu’il lui prête l’argent «car c’est son chum et qu’il souhaite qu’il fasse un million». En échange, Bettez aiderait l’agent lorsqu’il en aurait besoin.

L’agent ajoute qu’il reprendrait son argent «de cette façon, en déduisant 15 000 $ du montant prêté», et qu’il ne lui ferait rien faire, qui pourrait le mettre dans la merde.

Bettez accepte l’entente et les deux hommes conviennent de se rappeler.

15e scénario le 3 février 2010

Bettez va livrer un camion de bois franc, de Boucherville à Ottawa, et l’agent le suit dans un véhicule. Un nouvel agent arrive, inspecte le chargement et remet deux enveloppes contenant de l’argent à l’agent.

L’agent dit à Bettez qu’il a fait 5000 $ avec cette transaction, et offre 1000 $ pour Bettez pour son aide, dont 600 $ comptant et 400 $ de moins dans sa dette.

Les deux vont ensuite souper au restaurant ensemble et lors du repas Bettez raconte qu’il veut aller en Floride, où ses parents ont un condo, pour jouer au golf.

16e scénario le 11 février 2010

Au restaurant Ginger, à Québec, Bettez accepte de surveiller l’agent pendant qu’il rencontre un nouveau client. Bettez s’assoit au bar tandis que l’agent est à une table à proximité. Lorsque l’agent va laisser le «client» seul à la table quelques minutes, Bettez va ensuite rapporter qu’il «n’a rien fait lorsqu’il l’a laissé seul». Le nouvel agent quitte et les deux hommes poursuivent la soirée en discutant de vin et de hockey en mangeant.

Pendant le repas, un nouvel agent arrive et remet une enveloppe à l’agent. Les trois hommes vont parler d’affaires ensemble et plusieurs sujets généraux, avant que le nouveau venu quitte.

Pour ses services, l’agent a déduit 300 $ de la dette de Bettez et lui a offert une bouteille de vin.

17e scénario le 16 février 2010

À la demande de l’agent, Bettez se rend à Québec pour récupérer un ordinateur portable et une clé USB. Dans le lobby de l’hôtel, un nouvel agent remet un sac à Bettez.

Dans un restaurant Boston Pizza de Drummondville, Bettez dit à son ami agent qu’il va recevoir le mot de passe. Les deux hommes discutent de plusieurs sujets et

Bettez mentionne haïr le gouvernement et les journalistes.

Pour s’être rendu à Québec, l’agent remet à Bettez 300 $, a déduit 200 $ de sa dette et lui a donné 50 $ pour ses dépenses, notamment de l’essence.

18e scénario le 25 février 2010

L’agent va chercher Bettez à son travail et ils quittent pour récupérer un véhicule à la douane d’Armstrong, à Saint-Théophile.

Sur les lieux, un douanier (un nouvel agent) fait signer des documents à l’agent, lui remet les clés d’un Land Rover et lui explique comment fonctionne l’antidémarreur.

L’agent donne une enveloppe blanche au «douanier».

Les deux hommes roulent vers le Madrid où ils remettent le Land Rover et retournent à Trois-Rivières.

Pour ses services, Bettez reçoit 700 $ et l’agent déduit 300 $ de son prêt.

19e scénario le 5 mars 2010

Bettez et l’agent vont récupérer un véhicule à Québec. Pendant la route, Bettez confie avoir participé à un tournoi de poker dans la Vieille-Capitale le weekend d’avant et qu’il a remporté 550 $.

Pendant un repas au restaurant Rascal, un nouvel agent arrive et remet aux deux hommes une petite liasse d’argent et les clés d’un véhicule. Bettez et l’agent prennent la direction de Montréal, chacun dans une voiture, et s’arrêtent au restaurant L’Académie.

Sur place, l’agent remet les clés du véhicule récupéré à Québec à un nouvel agent et lui montre une valise qui se trouve dans le coffre arrière du véhicule. Le nouvel agent récupère un CD qui se trouve dans la valise.

Les deux hommes repartent à Trois-Rivières. Avant de quitter, l’agent dit à Bettez qu’il aurait besoin de son aide au début de la semaine prochaine, ce à quoi Bettez répond qu’il n’y a pas de problèmes.

L’agent déduit 500 $ de sa dette et remet 500 $ à Bettez pour ses services.

20e scénario le 18 mars 2010

L’agent va récupérer Bettez à son travail et les deux hommes quittent pour Québec. En route, ils discutent d’aller jouer au golf et pêcher en Floride. Bettez explique qu’il ne pourra pas y aller si ses parents s’y trouvent toujours, et puisqu’ils ne sont pas revenus, il ne pourra donc pas y aller.

Jonathan Bettez confie avoir recommencé à fréquenter une ancienne copine et qu’il a un tournoi de poker le dimanche suivant. L’agent dit ensuite à Bettez qu’ils vont rencontrer un nouveau client à Québec.

Bettez et l’agent rencontrent «le nouveau client» dans une chambre d’hôtel de Québec et lui remettent une enveloppe qui contient trois cartes de crédit.

L’agent explique au «client» le fonctionnement des cartes, qu’elles doivent être utilisées uniquement à l’extérieur du Québec pour des avances de fonds. Chacune des

cartes doit rappeler 800 $. Le «client» remet 3000 $ en tranches de 50 $ à l’agent, qui compte l’argent devant Bettez.

Après la transaction, Bettez et l’agent ont eu une longue discussion sur les cartes de crédit. L’agent se défend d’avoir obtenu les cartes d’un contact dans une banque, et que le crime est donc commis par le tiers de la banque et le «client».

L’agent dit à Bettez que «le jour où il ne voudra pas faire quelque chose, de lui dire, qu’il ne sera jamais obligé de faire quelque chose pour lui».

Lors de leur retour en Mauricie, les deux hommes soupent au Poivre noir où le maire de Trois-Rivières vient discuter avec Bettez, de son état, de ses parents et de l’entreprise familiale.

Bettez reçoit 400 $ pour ses services et l’agent déduit 200 $ de sa dette.

21e scénario le 23 mars 2010

Les deux hommes quittent pour Québec. En route, Bettez confie qu’il ne pourra pas aller en Floride, car son père veut qu’il reste à Trois-Rivières pour l’aider. L’agent explique à Bettez qu’il doit rencontrer un nouveau client et que Bettez devra surveiller le client.

Après une scène dans un restaurant de Québec, Bettez accepte d’aller porter une enveloppe à un nouveau «client». Le «client» reçoit Bettez, l’invite à s’assoir, ouvre l’enveloppe devant lui, sort un document et dit que tout est parfait et «qu’il aime faire des affaires avec eux, qu’il aime la façon qu’ils fonctionnent».

L’agent et Bettez vont souper au restaurant La Bête où ils discutent de sujets généraux et de la nouvelle fréquentation de Bettez.

Pour ses services, Bettez reçoit 500 $ et 100 $ sont déduits de sa dette.

22e scénario le 16 avril 2010

Le 30 mars 2010, l’agent appelle Bettez pour lui dire qu’il a besoin de lui, car le gars qu’ils avaient rencontré ensemble ne cesse de l’appeler, mais qu’il ne veut pas lui parler au téléphone. L’agent demande alors à Bettez qu’il aille le voir pour savoir ce qu’il veut, mais Bettez lui dit qu’il n’est pas à l’aise avec ça.

Le 16 avril, Bettez rejoint l’agent dans une station-service de Trois-Rivières. D’entrée de jeu, l’agent avoue à Bettez être déçu, car ce dernier ne lui a pas fait confiance, tandis que lui, il lui avait prêté 15 000 $.

Bettez rétorque avoir apprécié son prêt, qu’il allait lui remettre l’argent sous peu et que l’agent lui avait pourtant dit à plusieurs reprises qu’il n’avait juste à le dire s’il n’était pas à l’aise à faire quelque chose, comme c’est le cas avec les cartes de crédit.

L’agent dit alors à Bettez que la chose la plus importante pour lui est son amitié et qu’il se fout de la «business».

Lors d’un souper au restaurant La Bête, Bettez se confie sur sa copine et sur le fait que son ex n’arrête pas de lui envoyer des textos.

De retour à Trois-Rivières, les deux hommes se disent être contents de s’être parlé et Bettez reçoit 300 $ pour son travail.

23e scénario le 21 juin 2010

Lors d’une partie de golf à Trois-Rivières, l’agent remet un putter à Bettez et lui dit que c’est son cadeau de fête et que c’est pour cette raison qu’il avait insisté pour jouer au golf ensemble.

Bettez raconte ensuite avoir passé le weekend à Montréal avec sa copine lors de la fin de semaine du Grand Prix. Bettez montre des vidéos de sa copine à l’agent et confie être moins disponible à cause de sa blonde. À travers des discussions sur des sujets généraux, l’agent explique à Bettez qu’il va partir à Vancouver pendant un mois.

Vers la fin du parcours, l’agent confie avoir été déçu que Bettez n’ait pas été plus disponible pour lui et espère que cela n’a aucun lien avec la dette qu’il lui doit. Bettez dément ce que suggère l’agent, et lui dit que c’est à cause de sa blonde et du travail qu’il a été moins disponible.

24e scénario le 4 août 2010

Durant ses vacances, au début du mois de juillet, l’agent reçoit un message de Bettez qui lui demande s’il est intéressé à investir avec lui et deux de ses amis dans un projet immobilier à Trois-Rivières. L’agent explique qu’il est à l’extérieur du pays et que les deux hommes allaient en rediscuter.

Le 4 août 2010, les deux hommes quittent pour Québec. En route, Bettez raconte avoir passé les deux dernières fins de semaine à Tadoussac à faire du kayac avec une fille, qui n’est pas son ex. Les hommes discutent de sujets variés, maux de genou, projets immobiliers, golf et poker.

Bettez dit avoir recommencé à jouer au poker en ligne et que ça pourrait être dangereux pour lui d’aller à Las Vegas. Bettez et l’agent jouent au golf à Breakyville.

Le 16 août 2010, l’agent remarque que Bettez l’a retiré de ses contacts dans Facebook Messenger. L’agent lui envoie alors une demande d’amitié sur Messenger et lui envoie un texto pour savoir s’il a reçu sa demande.

Lors d’une discussion téléphonique, Bettez explique vouloir prendre ses distances avec lui, il dit être mal à l’aise avec «ses activités millionnaires» et que son style de vie est trop élevé pour lui.

Bettez dit avoir les 13 000 $ qu’il doit à l’agent et qu’il veut lui redonner. Les deux hommes conviennent de se revoir pour que Bettez rembourse l’agent.

25e scénario le 18 août 2010

«5 PM tapant aujourd’hui ou vendredi 5 PM... avise-moi à l’avance! Pas de dernière minute», écrit Bettez à l’agent le 16 août 2010 vers 13h27.

L’agent appelle Bettez qui lui confirme qu’il va avoir l’argent au Tim Hortons à 17h.

Vers 16h55, Bettez texte l’agent pour lui dire qu’il va être en retard de 5 ou 10 minutes. Bettez finit à rejoindre l’agent et lui remet les 13 000 $, que l’agent compte tranquillement.

À la fin de la rencontre, l’agent dit à Bettez qu’il est déçu, car il l’avait toujours traité comme un frère.

«Jonathan Bettez répond qu’il ne peut rien dire contre cela. Il dit avoir pris sa décision il y a deux ou trois semaines, à cause de son style de vie et de ses activités mystérieuses, qu’il était quand même un ami, mais qu’il voulait prendre ses distances», explique-t-on dans le document.

Les deux hommes se serrent la main et l’agent ajoute à Bettez de l’appeler s’il veut aller jouer au golf ou aller voir un match de hockey.

Bettez quitte le véhicule et va rejoindre son père qui l’attend dans le stationnement du Pétro-Canada.

Le document note qu’après le scénario 24, il était clair que Bettez voulait prendre ses distances.

«N’ayant plus de contact avec le sujet, et afin de satisfaire les normes légales en vigueur pour ce type de techniques d’enquêtes, le projet d’infiltration s’est terminé», explique-t-on dans le document.


 

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