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Fabricant de pneus et de chenilles

Le gouvernement Couillard défend la vente de Camso à Michelin

Francis Halin | Agence QMI

 - Agence QMI

Le gouvernement de Philippe Couillard estime que la vente de l’entreprise de Magog Camso au géant français Michelin pour 1,9 milliard $ relève d’une «décision d’affaires».

«C’est une décision d’affaires. Michelin s’est engagé fermement à maintenir le siège social au Québec et à préserver les emplois des travailleurs», a souligné jeudi Guillaume Bérubé, l’attaché de presse de la vice-première ministre et ministre du Développement économique, Dominique Anglade.

Selon lui, la firme française de 28 milliards $ devrait bientôt transférer au Québec certaines de ses activités, comme son centre de décision de sa division mondiale hors route.

M. Bérubé ajoute au passage que les compagnies du Québec achètent bien plus d’entreprises étrangères que l’inverse et que la valeur de ces transactions est plus élevée.

Des questions

De son côté, le député provincial de la circonscription d'Orford, Pierre Reid, constate que la nouvelle suscite des interrogations dans sa région.

«Est-ce que le fait que Camso soit achetée par une firme multinationale va amener des difficultés potentielles? C’est sûr que les gens ici se posent la question», a-t-il affirmé.

M. Reid reste cependant optimiste après avoir parlé au président exécutif de Camso, Pierre Marcouillier, et au président de Michelin, Jean-Dominique Senard.

«Le centre de recherche va grossir parce que ça va devenir le centre de recherche mondial pour les hors route de Michelin. Ça va probablement doubler», a-t-il indiqué.

«Pas contre»

Le Parti québécois ne s’oppose pas lui non plus à la vente du fleuron industriel d’ici à la société de Clermont-Ferrand.

«On n’est pas contre la transaction, aucunement, mais on a été pas mal échaudé avec l’Affaire Rona où la Caisse de dépôt et placement du Québec avait accepté la transaction avec des problèmes concernant le contrôle québécois du siège social», se souvient son porte-parole en matière d’économie Alain Therrien.

La Caisse possède 36 % de Camso et le Fonds-FTQ, 24 %, d'après le quotidien français Les Échos.

Pour Alain Therrien, il ne fait pas de doute que la Caisse devrait avoir un double mandat pour mieux défendre les intérêts québécois.

En plus de veiller au rendement du bas de laine des Québécois, l’institution aurait intérêt à en faire bien plus pour protéger les intérêts économiques de chez nous, insiste-t-il.

«On aimerait ça être rassuré. Quand la Caisse a donné son accord à la transaction, quels genres de garanties a-t-elle demandées et obtenues?» s'est demandé M. Therrien.

«On est toujours un peu craintifs», a-t-il conclu.

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