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OTAN

Trudeau ne bronche pas à l’égard de la demande de Trump

Agence QMI 

Justin Trudeau n’a pas répondu jeudi à l’appel de Donald Trump, qui demande une augmentation considérable des dépenses militaires de la part des pays de l’OTAN.

Après que le président américain eut affirmé en conférence presse que les membres de l’alliance avaient accepté d’augmenter leurs dépenses militaires au-delà de la cible de 2 % de leur PIB, le premier ministre du Canada a tenu à corriger le tir.

«On s’est engagés à remplir nos responsabilités par rapport à l’accord du Pays de Galles, qui a été signé en 2014. Nous nous réengageons envers les engagements qu’on a faits de travailler vers 2 %», a-t-il déclaré lors d’un point de presse à l’issue du sommet de l’OTAN, à Bruxelles.

La déclaration de 2014 ne contient aucune exigence stricte. Elle indique seulement que les États membres de l’OTAN qui ne respectent pas la cible «chercheront à se rapprocher dans les dix années à venir des 2 % recommandés».

Pressé de questions par les journalistes, Justin Trudeau a refusé de préciser si la cible de 2 % serait éventuellement atteinte d'ici 2024. Actuellement, le Canada consacre une somme équivalente à 1,23 % de son PIB aux dépenses militaires.

Le premier ministre a rappelé que le Canada s’est engagé à hausser ses dépenses militaires de 70 % dans les 10 prochaines années, insistant également sur les missions militaires en Lettonie et en Irak comme signes concrets de son engagement envers l’OTAN.

Plus tôt cette semaine, Justin Trudeau avait déjà exclu de doubler les dépenses militaires canadiennes. Le 70 % de hausse des 10 prochaines années «n’est pas doublé», a-t-il réitéré jeudi.

Or, le président Donald Trump avait laissé entendre plus tôt dans la journée que les pays de l’OTAN s’étaient mis d’accord pour rehausser leurs investissements «à des niveaux qu’ils n’avaient jamais imaginés avant».

«L’engagement était à 2 %, ultimement ce sera beaucoup plus haut que ça», a-t-il assuré en point de presse. Le président avait demandé la veille à ses alliés de porter leurs dépenses militaires à 4 % de leur PIB.

Outre les États-Unis, seulement quatre pays de l’alliance militaire - qui en regroupe 29 - atteignent la cible de 2 %: la Grèce, l’Estonie, le Royaume-Uni et la Lettonie. La Pologne, la Lituanie et la Roumanie s’en approchent et se sont engagées à la respecter.