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Meurtre de Cheryl Bau-Tremblay

«Gendron aurait dû tout admettre et ne pas nous faire subir cette ''mascarade''»

TVA Nouvelles

Alors que les procédures judiciaires sont maintenant terminées dans le dossier d’Alexandre Gendron, la mère de sa victime est toujours amère par rapport à l’accusé.

Bien que Gendron ait présenté des excuses à la famille de Cheryl Bau-Tremblay en cour, elles étaient «à demi-mot», selon la mère de la jeune femme de 29 ans assassinée en août 2015.

«La façon pour lui de s’excuser ça aurait été d’admettre au tout début et ne pas faire subir cette ‘’mascarade’’ aux policiers, aux enquêteurs et à la famille», a déclaré Nicole Bau, la mère de Cheryl Bau-Tremblay, en entrevue à TVA Nouvelles.

Après le meurtre, Gendron avait dissimulé le corps de la femme enceinte de cinq mois sous leur lit pendant cinq jours et avait menti aux policiers.

12 ans minimum

Le juge Daniel Royer a entériné, jeudi, la suggestion commune de la Couronne et de la défense pour un délai minimal de 12 ans de détention pour Alexandre Gendron.

«Alexandre Gendron, ce qu’il voulait, c’était de sauver sa peau», de lancer Mme Bau sur l’attitude de l’accusé, qu’elle qualifie de narcissique, durant les procédures judiciaires.

«On était préparés à entendre toutes sortes de choses. Ça nous appartient de les croire, de ne pas les croire, ou d’en douter», a précisé la mère de Cheryl Bau-Tremblay.

L’homme de 38 ans a étranglé à mort sa conjointe, Cheryl Bau-Tremblay, dans la résidence du couple à Belœil, en Montérégie, le 1er août 2015.

«Le fait qu’il ait été condamné pour meurtre au 2e degré avec perpétuité, c’est déjà une grosse victoire pour nous», a déclaré Nicole Bau qui s’adressait aux médias pour la première fois depuis la tragédie qui a touché sa famille.

Apprivoiser la douleur

Trois ans après le drame, la famille de la victime tente toujours de digérer ce qui est arrivé à la jeune femme enceinte.

«Quand ça fait trois ans qu’on pense à ça toutes les heures, on ne peut pas passer à autre chose du jour au lendemain», a confié la maman de Cheryl Bau-Tremblay.

«Il faut apprivoiser notre douleur. Il faut faire de cette douleur-là une alliée. Si on en fait notre ennemi, elle va nous gruger», a conclu Mme Bau.

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