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Montréal

Il plaide coupable de «vengeance porno»

Michael Nguyen | Journal de Montréal

CHANTAL POIRIER/JOURNAL DE MONTRÉAL

Un Montréalais qui a publié par frustration et sans consentement des photos intimes de deux jeunes femmes qui ne voulaient plus lui parler, en plus d’avoir saccagé le logement d’une troisième, a finalement plaidé coupable vendredi.

«Monsieur a de la difficulté à accepter le rejet», a révélé l’avocat de la défense Charles Montpetit, afin d’expliquer en partie la raison des crimes de Jessy Dylan Lapointe.

Lapointe, 22 ans, a commencé sa porno vengeresse en 2015, alors qu’il communiquait avec une adolescente de 16 ans sur les réseaux sociaux. Les deux personnes se sont échangé des images intimes, mais à un moment, la fille n’a plus rien voulu savoir de son interlocuteur.

«Il a voulu forcer madame à continuer de lui envoyer des photos et, dans les faits, il en a envoyé une qu’il avait déjà à une tierce personne, qui a prévenu madame», a expliqué Me Montpetit.

Insatiable

L’accusé a ensuite fait une autre victime, cette fois en 2017. Il avait alors rencontré une autre fille, qui lui a aussi envoyé des images d’elle nue. Et tout comme pour la première victime, Lapointe en a réclamé d’autres, sans succès.

«Elle ne répondait pas assez vite au goût de monsieur», a expliqué la procureure à la Couronne Cassandra Carola.

Frustré de ne pas avoir ce qu’il voulait, Lapointe a alors diffusé sur Facebook une photo de la jeune femme dénudée, où l’on pouvait voir son visage.

Textos menaçants

Lapointe a été accusé à la suite de plaintes contre lui. Mais plutôt que de se tenir à carreau, il est passé de la violence virtuelle à celle physique, sur une troisième femme qui ne voulait plus rien entendre du jeune homme.

«Il ne l’a pas accepté», a expliqué son avocat à la cour.

Jessy Dylan Lapointe s’est alors présenté chez elle pour saccager son logement. Il a ensuite pris la femme par la gorge pour lui extorquer 300 $. Il lui a ensuite envoyé une série de menaces par textos.

«Je vais te violer, je vais te déchirer, tu vas le regretter», a entre autres affirmé Lapointe à la fille.

À la demande des avocats, Lapointe recevra sa sentence en septembre. Mais d’ici là, il devra se soumettre à une évaluation psychologique, afin d’aider la juge à mieux cerner l’individu.

«Son comportement mérite d’être approfondi», a conclu la défense avant que Lapointe, qui est détenu préventivement depuis juin, retourne derrière les barreaux.

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