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Étiole montante du cinéma québécois

Jérémy Comte: un cinéaste québécois à découvrir à Fantasia

Frédéric T. Muckle

 - Agence QMI

L’étoile montante du cinéma québécois Jérémy Comte se prépare à présenter son plus récent film ce week-end dans le cadre de la 22e édition du festival Fantasia.

Le jeune cinéaste, dont le court-métrage «Fauve» a notamment été récompensé au prestigieux festival du film de Sundance aux États-Unis, est bien heureux de pouvoir participer à cet inspirant événement qui fait place non seulement au cinéma de genre, mais aussi à de nombreux cinéastes de la relève.

«La thématique du festival Fantasia qui se concentre sur des films qui sont plus inspirés de genres, mais avec une portée plus accessible aussi, c’est quelque chose qui me rejoint vraiment», a dit le réalisateur à propos du festival qui se déroule à Montréal jusqu’au 2 août.

«Moi aussi, ultimement, j’aimerais faire des films finalement qui sont à la fois accessibles et qui ont aussi un message profond, a élaboré l’artiste basé à Montréal, qui travaille présentement sur son tout premier long métrage. Je suis bien excité d’y aller cette année.»

«Fauve» sera présenté ce samedi avant la projection de «Summer of ’84», plus récent long métrage du trio montréalais derrière le film «Turbo Kid».

Plus que des films populaires

Cet aspect populaire et accessible des films de genre est au cœur de la raison d’être de Fantasia, que ce soit avec des œuvres d’action, d’horreur, de science-fiction, d’arts martiaux ou fantastiques.

Il faut cependant se garder de réduire tous ces films à leur plus simple expression, selon Ariel Esteban Cayer, qui travaille notamment sur la programmation de Fantasia. Le festival compte cette année plus de 125 longs métrages venus des quatre coins du monde.

«Ce qu’il faut comprendre avec le cinéma de genre, c’est tous ces films qui s’inscrivent en dehors des codes du cinéma d’auteur par exemple, du drame [...] ou de films plus conventionnels», a expliqué le programmateur.

«Ce qui est intéressant, c’est qu’avec le temps tous ces codes se mélangent et le cinéma de genre devient un peu plus que ça, a-t-il ajouté. Il ne faut pas s’en tenir juste à une définition. Le cinéma de genre, au-delà d’être une catégorie, il y a énormément de façon de l’articuler.»

S’inspirer sans émuler

Le court-métrage de M. Comte est lui-même un bel exemple de film n’appartenant pas à première vue au cinéma de genre, mais qui semble tirer certaines inspirations de ce type d’œuvres.

«Fauve» met en scène deux jeunes garçons qui s’amusent à se jouer des tours tout en explorant un territoire abandonné et qui réaliseront bien vite que de tels jeux peuvent parfois allez trop loin et mal tourner.

Par moment, la facture visuelle du film, travaillée par le directeur photo Olivier Gossot, rappelle celle d’un univers post-apocalyptique ou bien d’un film d’horreur.

«Ça vient de cauchemars d’enfance que j’avais et qui me revenait en tête», a raconté M. Comte à propos de l’inspiration du film.

Le jeune cinéaste, qui trouve inspirant de voir un film comme «Les affamés» sortir au Québec, n’est cependant pas prêt à se caser dans un style de film en particulier.

«J’essaye de ne pas trop catégoriser vers où je vais dans ma carrière et de rester ouvert, a résumé M. Comte, qui travaille présentement au Ghana, en Afrique, sur le scripte de son premier long métrage. Je vais me laisser un peu porter par les opportunités qui se présentent à moi.»

Sept genres, sept suggestions

Science-fiction – «Relaxer»

Une comédie éclatée suivant un joueur de jeux vidéo devant rester devant son téléviseur jusqu’à ce qu’il surpasse un record impossible à battre à Pac-Man. *Le 14 juillet à 21 h 50 et le 16 juillet à 13 h à la salle J.A. De Sève, 1400 boulevard de Maisonneuve Ouest 58737984_130667 et 58737985_130668 BV: «Relaxer» du réalisateur Potrykus raconte l’étrange histoire d’un joueur obsédé par l’idée de battre un record à Pac-Man. COURTOISIE Fantasia

Action/Fantastique – «The Scythian»

Un film russe aux proportions épiques se déroulant dans univers fantastique brutal où un guerrier cherche à se venger d’une terrible trahison. *Le 15 juillet à 21 h 30 et le 19 juillet à 12 h à la salle J.A. De Sève, 1400 boulevard de Maisonneuve Ouest 58737981_130664, 58737982_130665 et 58737983_130666 BV : «The Scythian» du russe Rustam Mosafir se déroule dans un monde médiéval fantastique où violence et trahison font partie du quotidien. COURTOISIE Fantasia

Horreur – «The Dark»

L’histoire d’une jeune morte-vivante cannibale et son nouveau compagnon aveugle qui habite une sombre et angoissante forêt. *Le 19 juillet à 21 h 45 et le 23 juillet à 11 h 40 à la salle J.A. De Sève, 1400 boulevard de Maisonneuve Ouest 58738019_130681, 58738020_130682 et 58738021_130683 BV : «The Dark» de Justin P. Lange réinvente l’idée préconçue de ce que peux être un film de zombies. COURTOISIE Fantasia

Comédie - «Louder!»

Le chanteur d’un groupe métal perd sa voix et décide d’aider une jeune artiste pop particulièrement timide à pousser son volume au maximum. *Le 21 juillet à 19 h 15 au théâtre Hall, 1455 boulevard de Maisonneuve Ouest 58737996_130672 et 58737999_130673 BV : «Louder!» de Satoshi Miki mélange les mondes du métal et de la J-Pop pour une comédie haute en couleurs et en décibels. COURTOISIE Fantasia

Animation – «Da Hu Fa»

Premier long métrage d’animation énergique d’un artiste chinois de talent trop peu connu en dehors de son pays. *le 21 juillet à 14 h et le 24 juillet à 17 h 15 à la salle J.A. De Sève, 1400 Boulevard de Maisonneuve Ouest 58737986_130669, 58737987_130670 et 58737995_130671 BV : «Da Hu Fa» de l’artiste chinois Busifan raconte l’histoire légèrement loufoque d’un insolite héros devant protéger un village d’une étrange force du mal. COURTOISIE Fantasia

Western – «Five Fingers for Marseilles»

Un thriller sud-africain qui réapproprie et transforme à sa manière la formule du western traditionnel. *Le 29 juillet à 21 h 40 au théâtre Hall, 1455 boulevard de Maisonneuve Ouest 58738000_130674 et 58738106_130697 BV : «Five Fingers for Marseilles» du réalisateur Michael Matthews transpose habilement le film western traditionnelle dans une Afrique du Sud moderne. COURTOISIE Fantasia

Arts martiaux – «Big Brother»

L’expert des arts martiaux Donnie Yen (Ip Man, 2008) redonne espoir à une turbulente classe d’adolescents dans une école secondaire en crise. *Le 1er août à 18 h 30 au théâtre Hall, 1455 boulevard de Maisonneuve Ouest 58738022_130684 BV : «Big Brother» de Kam Ka-Wai met en vedette le talentueux Donnie Yen comme professeur adepte des arts martiaux qui est prêt à tout pour aider ses élèves. COURTOISIE Fantasia

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