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Prolongement de l'autoroute Félix-Leclerc

Le maire de Saint-Augustin-de-Desmaures applaudit l'étude

Stéphanie Martin | Agence QMI

 - Agence QMI

La décision du gouvernement Couillard d'étudier le prolongement de l'autoroute Félix-Leclerc vers l'ouest réjouit le maire de Saint-Augustin-de-Desmaures.

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«Pas besoin de savoir si on en a besoin, on vous l'a dit!» a lancé en riant Sylvain Juneau, au lendemain de la publication par le gouvernement du Québec de l’appel d’offres pour l’étude des besoins concernant la pertinence de prolonger l’autoroute Félix-Leclerc jusqu'à la route de Fossambault. Il s'agissait d'un engagement électoral des libéraux.

Le maire de Saint-Augustin-de-Desmaures plaide depuis longtemps pour que ce prolongement se concrétise. Le conseil municipal avait d'ailleurs adopté une résolution en ce sens en février. M. Juneau y voit une façon de désengorger les principaux axes qui traversent sa ville, l'autoroute 40 et la route 138, qui sont congestionnés matin et soir.

Le prolongement viendrait aussi se raccorder à proximité du parc industriel, ce qui permettrait une meilleure circulation des véhicules lourds, signale M. Juneau.

Selon lui, cela pourrait même rendre moins pertinent un éventuel troisième lien entre Québec et Lévis, parce que le prolongement de Félix-Leclerc déchargerait l'autoroute Henri-IV d'une foule de véhicules. Comme c'est l'un des principaux accès aux ponts actuels, la circulation pourrait s'en trouver allégée, suppose-t-il.

La démarche du gouvernement est «très étapiste», souligne-t-il, mais c'est «normal». «Ça ne règle pas tout, mais c'est une partie de la solution.»

«Perte d'argent»

La décision ne soulève pas autant d'enthousiasme au Conseil régional de l'environnement de la région de la Capitale-Nationale. Le directeur général Alexandre Turgeon qualifie le tout de «perte de temps et d’argent». «On sait que ça ferait qu’empirer les problèmes de circulation sur l’autoroute Félix-Leclerc.»

M. Turgeon rappelle que le corridor à l'étude se situe dans le bassin de la rivière Lorette, et que développer ce secteur pourrait contribuer à aggraver les problèmes d’inondation dans le secteur.

Du côté du cabinet du maire de Québec, Régis Labeaume, on fait peu de cas du lancement de cette étude. «C'est une initiative du gouvernement» et la Ville de Québec laisse celui-ci faire ses études, a simplement répondu l'attaché de presse Paul-Christian Nolin.

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