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Première récolte de foin

Un deuxième été de sécheresse au Bas-Saint-Laurent

Simon Gamache-Fortin | TVA Nouvelles

 - Agence QMI

Le manque de pluie pour un deuxième été consécutif inquiète de plus en plus les producteurs du Bas-Saint-Laurent et la Financière agricole pourrait devoir les indemniser avant même la fin de la saison.

La première récolte de foin a été décevante pour plusieurs producteurs au Bas-Saint-Laurent au mois de juin, selon l'indicateur sur l'état des cultures. Elle s'est d'ailleurs faite avec quelques semaines de retard.

Les rendements de la deuxième fauche devant avoir lieu au cours des prochaines semaines devraient être inférieurs à la moyenne. Selon un producteur de Saint-Anaclet, la récolte pourrait être deux fois moins importante que la normale.

Les producteurs assurés sont nombreux à appeler la Financière agricole.

«Actuellement, on n’a pas énormément de précipitations. On ne s’attend pas que la deuxième fauche soit meilleure, ce qui fait que ça pourrait même mener tôt à l’automne à des paiements d’avance, avant même de connaître les résultats finaux», a expliqué Claude Hasty, directeur territorial à la Financière agricole.

Moins de pluie que la normale

Les précipitations sont beaucoup moins importantes que la normale. En juin, dans le secteur de Rimouski, il est tombé près de 32 millimètres de pluie, ce qui est nettement sous la normale, laquelle se situe à 85 millimètres.

Depuis le début du mois de juillet, il y a toujours un important déficit de précipitations.

«Il n’a pas plu au mois de juin, puis en plus, c’est encore la sécheresse de l’an passé qui nous tire dans le pied. J’ai des champs ce printemps que j’ai semés, des places que j’avais de la misère à passer et ce printemps, ça passait très bien et ça faisait de la poussière. Je n’ai jamais vu ça un printemps sec de même», a relaté Vincent Rioux, un agriculteur de Saint-Anaclet, près de Rimouski.

Comme il s'agit du deuxième été consécutif où l'on enregistre un manque de précipitations, plusieurs agriculteurs n'ont plus aucune réserve de foin pour nourrir le bétail. Plusieurs doivent en acheter à l’extérieur de la région. Cela amène des dépenses supplémentaires pour les producteurs. Il peut même être difficile d'en trouver.