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Québec

Un homme qui prétend être le «fils de Trump» se fait saisir ses armes

Kathleen Frenette | Journal de Québec

Un homme qui prétend être «le fils de Donald Trump» et être «sous écoute par la Reine d’Angleterre» s’est fait saisir ses armes à autorisation restreintes pour une période de deux ans à la suite d’une demande d’interdiction préventive.

C’est en mai dernier que la mère de l’homme de 36 ans – que l’on ne peut nommer pour préserver son identité – a contacté le Service de police de la Ville de Québec puisqu’elle était fort inquiète de l’état mental de son fils.

«Selon ce qu’elle mentionnait, son fils avait écrit plus tôt à un collègue de travail qu’il s’inquiétait pour sa propre vie et qu’il était à l’extérieur du pays», a brièvement relaté la sergente-détective Véronique Leclair.

La mère de famille a également fait savoir aux policiers que son fils était «schizophrène» et qu’elle était sans nouvelle de lui depuis le début de l’année.

Après plusieurs démarches, les policiers ont finalement retracé l’homme qui se trouvait à Washington. Ce dernier leur a alors mentionné «être en sécurité et en très bonne santé». Du même souffle, il a «parlé de son grand-père décédé, qu’il croyait être adopté et qu’il avait enlevé sa mère de sur son testament.

Un mois plus tard, le SPVQ a été avisé que l’homme avait acquis un permis d’arme à feu à autorisation restreinte ainsi qu’«un pistolet de marque Glock, 9mm».

Il a donc été rencontré par des enquêteurs à qui il a mentionné «être le fils de Donald Trump», être «surveillé par ses agents de sécurité» en plus d’être «sous écoute par la Reine d’Angleterre».

Lorsque les policiers se sont présentés à son domicile pour saisir l’arme, celle-ci se trouvait dans une armoire verrouillée, mais elle était chargée. En plus du Glock, les policiers ont saisi un pistolet à plombs de marque Berreta ainsi que des munitions.

«La preuve a été faite que monsieur a des problèmes de santé mentale et qu’il tient des propos incohérents. Les agents de la paix avaient donc des motifs raisonnables de croire qu’il ne pouvait avoir en sa possession des armes à feu et cette interdiction sera de mise pour deux ans», a tranché, au final, le juge Jean Asselin.