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12 agents russes inculpés

Washington confirme le sommet Trump-Poutine à Helsinki

TVA Nouvelles

La Maison-Blanche a confirmé vendredi que la rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine aurait bien lieu comme prévu en dépit des appels à son annulation après l'inculpation d'agents russes dans l'enquête sur l'interférence de Moscou dans la présidentielle américaine.

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«Il aura lieu», a indiqué Sarah Sanders, porte-parole de l'exécutif américain, interrogé sur ce sommet très attendu prévu lundi à Helsinki entre le président américain et son homologue russe. Plusieurs élus, dont le ténor démocrate Chuck Schumer, avaient appelé à annuler le tête-à-tête.

M. Trump «devrait annuler sa rencontre avec Vladimir Poutine jusqu'à ce que la Russie prenne des mesures visibles et transparentes pour prouver qu'elle ne fera pas d'ingérence dans les élections à venir», a déclaré le chef des sénateurs démocrates Chuck Schumer, alors que des élections parlementaires auront lieu en novembre.

Le malaise était aussi palpable chez certains républicains. «Tous les patriotes américains devraient comprendre que M. Poutine n'est pas un ami de l'Amérique et n'est pas un copain du président», a dit le sénateur Ben Sasse. Rod Rosenstein a démenti tout lien entre les inculpations et le tête-à-tête d'Helsinki.

La date de cette annonce «est celle des faits, des preuves et de la loi qui détermine ce qui est suffisant pour présenter une inculpation à cet instant», a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse, soulignant que M. Trump avait été formé de ces inculpations.

«Il était important que le président sache quelles informations nous avions découvertes car il doit prendre des décisions très importantes pour le pays», a expliqué M. Rosenstein.

Enquête Mueller

L'enquête du procureur Robert Mueller, qui s'intéresse aux soupçons de collusion entre Moscou et l'équipe de Donald Trump, empoisonne depuis plus d'un an le mandat du président américain. Ce dernier dément toute collusion et dénonce une «chasse aux sorcières» menée par un FBI à la solde des démocrates, tandis que Moscou nie toute ingérence dans l'élection.

Les inculpés, tous membres des services de renseignement de l'armée russe (GRU), sont accusés d'avoir conduit «des opérations informatiques de grande envergure» entre mars et novembre 2016 pour s'introduire dans les ordinateurs de volontaires et responsables démocrates, voler des documents internes et «organiser» leur publication «pour s'ingérer dans l'élection», selon l'acte d'accusation.

Aucun des inculpés ne semble bénéficier d'une importante notoriété en Russie.

Les agents auraient utilisé un faux site internet, DCLeaks, et un faux pirate informatique dénommé Guccifer 2.0 pour diffuser les documents volés sur internet. Ils auraient également transféré des documents «à une autre organisation» non nommée, vraisemblablement WikiLeaks.

Mais le dossier d'inculpation ne fait pas d'allégation sur un impact sur le scrutin de novembre ou sur une collaboration intentionnelle d'Américains avec des agents russes, a souligné vendredi le numéro 2 du ministère de la Justice, Rod Rosenstein.

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