/news/culture

Nouvel album

Annie Blanchard: une douce nostalgie

Patrick Delisle-Crevier | Agence QMI

 - Agence QMI

Treize ans après avoir été découverte sur la scène de Star Académie, la chanteuse de 40 ans est plus rayonnante que jamais. Rencontre avec l’Acadienne qui a charmé le Québec et qui présente ces jours-ci un tout nouvel album composé de reprises francophones.

Annie, comment décrirais-tu ton album Welcome soleil?

Je pense que c’est avant tout un disque lumineux et joyeux. C’était important pour moi de le sortir pour la belle saison. Je trouve que c’est un beau disque à écouter en été. Il se veut un clin d’oeil aux années 1970. C’est la suite logique de mon album précédent, Those Were the Days, mais cette fois je chante en français.

Il y a des accents country sur ce disque. Est-ce un retour aux sources?

Effectivement, tout le monde sait que j’aime le country, et ça fait partie de ma vie depuis que je suis toute petite. J’ai grandi en écoutant des grands classiques du country, mais aussi des chanteuses comme Chantal Pary. C’était la chanteuse préférée de mes grands-parents, et j’ai passé mon enfance à écouter cette musique. Il y a quelque chose de très nostalgique pour moi là-dedans. Plusieurs des personnes de mon enfance ne sont plus là aujourd’hui, et chanter cette musique me permet de les retrouver un peu.

Tu reviens aussi avec une relecture de la chanson Évangéline, qui était ta chanson fétiche à Star Académie. Pourquoi réenregistrer ce titre?

La demande était là. Cette chanson est bien importante dans mon parcours, et elle m’a permis de me faire connaître et de me faire un chemin. Comme le disque de Star Académie n’est plus disponible et mon premier album non plus, eh bien, j’ai eu envie de la refaire! C’est une chanson importante pour moi, et la réenregistrer à mon goût est un cadeau que j’avais envie de me faire. C’est une chanson qui me fait encore pleurer chaque fois que je la chante. C’est ma chanson porte-bonheur.

Tu as maintenant 40 ans. Que représente cette nouvelle décennie pour toi?

C’est un privilège de vieillir... Sérieusement, je me sens tellement mieux dans ma peau à 40 ans qu’à 25! Je me sens plus heureuse et en possession de mes moyens. Je sais aussi maintenant beaucoup mieux ce que j’ai envie de faire et où je m’en vais.

Est-ce que tu arrives à vivre de la musique depuis ta sortie de Star Académie?

Oui. À cette époque, j’avais un salon de coiffure à Caraquet et je l’ai vendu pour me consacrer pleinement à la musique. Ç’a été une des plus belles décisions de ma vie. Je ne regrette rien, je vis aujourd’hui pleinement de ma musique. Je fais ce que j’aime le plus et je suis bien entourée.

Quel souvenir gardes-tu de Star Académie?

À l’époque — et en toute honnêteté —, je me suis demandé ce que je faisais dans un tel projet. J’étais emballée à l’idée de chanter sur scène les dimanches, mais quand venait le temps de vivre devant les caméras 24 heures sur 24, eh bien, j’étais malheureuse! Je suis une fille assez discrète dans la vie et je trouvais ça difficile de voir ma vie épiée de la sorte. J’ai fait mes valises à quelques reprises pour rentrer chez moi. Mais, chaque fois, la musique et les galas du dimanche me faisaient changer d’idée. Ç’a été un beau tremplin et une magnifique école qui m’a permis de constater que j’étais «sur mon X» en faisant de la musique.

As-tu trouvé difficile de quitter ta région natale pour t’installer près de Montréal?

En sortant de Star Académie, je n’étais pas prête à venir habiter dans la grande ville. J’ai eu besoin d’une pause et de prendre du recul. Mais, en 2007, Mario Pelchat m’a proposé de faire la première partie de ses spectacles, et je me suis lancée. Mon copain, Yves, et moi sommes venus nous installer sur la rive sud de Montréal et nous y sommes encore aujourd’hui.

Êtes-vous en couple depuis longtemps?

Oui, depuis 20 ans. On s’est rencontrés alors qu’il jouait de la guitare dans des soirées amateurs dans lesquelles je chantais. Depuis, nous sommes inséparables. Mon chum est aujourd’hui technicien industriel. Nous sommes heureux ensemble; il est mon pilier. Il comprend ce métier et me conseille bien.

Est-ce que Caraquet te manque, parfois?

Oui, mais nous nous sommes acheté un chalet il n’y a pas longtemps, et cela me permet d’aller passer du temps dans ma région, près de ma famille. C’est le meilleur des deux mondes!

Quels sont tes projets, maintenant que ton album est lancé?

Je vais donner quelques spectacles ici et là, et je vais aussi continuer la belle tournée de “La caravane country”, avec Laurence Jalbert, Paul Daraîche, Maxime Landry et Marc-André Fortin. C’est un magnifique spectacle, et j’ai beaucoup de plaisir à le faire.

Dans la même catégorie