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Cinéma

«Hôtel Transylvanie 3: les vacances d'été»: le bateau prend l’eau

Isabelle Hontebeyrie

 - Agence QMI

SONY PICTURES ENTERTAINMENT

Malheureusement, malgré de bonnes idées, cette croisière estivale ne s’amuse pas tout le temps. Le tout premier «Hôtel Transylvanie», sorti en 2012, possédait la fraîcheur et la magie de l’originalité. Six ans plus tard, ces sentiments ne sont pas au rendez-vous.

Dracula (voix d’Adam Sandler dans la version originale) n’est pas au top de sa forme et se sent terriblement seul. Sa fille, Mavis (voix de Selena Gomez) pense qu’il n’est pas loin de l’épuisement professionnel et organise une croisière de luxe pour toute la famille. Direction l’île d’Atlantide via le Triangle des Bermudes grâce aux avions d’Air Gremlin! Arrivé sur le bateau, Drac a le coup de foudre pour Ericka (voix de Kathryn Hahn), la capitaine. Sauf qu’elle est, en fait, l’arrière-petite-fille de Van Helsing (voix de Jim Gaffigan), un redoutable chasseur de vampires qui a passé sa vie à tenter de mettre Drac hors d’état de nuire.

Parce que c’est ce qui a assuré le succès de cette franchise, le réalisateur et coscénariste Genndy Tartakovsky a pensé à inclure tous les monstres de la famille, y compris les petits derniers. Ainsi, on a droit à plusieurs gags avec Frankenstein (voix de Kevin James), Murray la momie (voix de Keegan-Michael Key), Griffin, l’homme invisible (voix de David Spade), Wayne le loup-garou (voix de Steve Buscemi), Johnny (voix d’Andy Samberg), le mari de Mavis, Dennis (voix d’Asher Blinkoff), leur fils, ainsi que le chien Tinkles (voix de Joe Whyte).

Au cœur (sans mauvais jeu de mots) de cet «Hôtel Transylvanie 3: les vacances d'été», l’histoire d’amour entre Drac et Ericka, sujet de réflexions, de plaisanteries et d’un message ô combien conventionnel de «l’amour résout tout» qui intéressera à la rigueur les enfants de quatre ans et plus, les moins âgés trouvant le temps bien long.

Cet essoufflement est d’autant plus dommage que plusieurs excellentes scènes ponctuent ce film d’animation aux dialogues clairement pensés pour les adultes. L’introduction, montrant l’historique entre Drak et Van Helsing, est une amusante course-poursuite qui ravit tous les spectateurs. Le passage musical – avec «La macarena» en vedette – fait se trémousser la salle, tandis que le moment du vol d’Air Gremlin promet de francs éclats de rire. Mais le tout donne l’impression d’une succession de courts-métrages entrecoupés de trop longs moments dédiés à une intrigue et à plusieurs sous-intrigues qui ne convainquent jamais pleinement.

Note: 3 sur 5