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Pour les dirigeants des Jeux de la Francophonie, la marchandise a été livrée

TVA Nouvelles

La poussière n'a pas fini de retomber sur Ottawa et Hull que l'heure est déjà aux bilans pour l'organisation des Jeux de la Francophonie.

Mercredi, Rhéal Leroux, le directeur général du comité organisateur, affirmait avoir livré la marchandise. «Nous avions promis de beaux et des grands Jeux. Je pense que nous avons rempli notre promesse», a dit M. Leroux.

Avec ses 3500 participants provenant de 50 pays, les quatrièmes Jeux de la Francophonie s'établissent comme les plus importants de la courte tradition de ces événements. Le comité organisateur s'enorgueillit entre autres d'avoir réussi à attirer des athlètes de haut niveau, rehaussant la qualité des compétitions.

«Mais le plus grand succès aura été la réaction de la population. Les gens étaient là, ils ont participé et assisté aux Jeux pendant les 10 jours», poursuit M. Leroux.

Le public a, en effet, répondu à l'invitation. La plupart des finales des compétitions sportives et artistiques se sont déroulées à guichets fermés. L'objectif de deux millions $ de revenus en vente de billet a été dépassé.

«Il est un peu tôt pour dévoiler des chiffres, mais on sait qu'on a atteint presque tous nos objectifs de revenus», indique M. Leroux. Mais, si les Jeux de la Francophonie enregistrent un déficit, le gouvernement fédéral devrait l'éponger. Rappelons que sur les 40 millions $ du budget total de l'événement, Ottawa a contribué 12 millions $.

Du côté du Comité international des Jeux de la Francophonie (CIJF), on dressait aussi un bilan positif des Jeux d'Ottawa-Hull. «Les Jeux de Madagascar ont permis de pérenniser les Jeux. La quatrième édition a permis d'asseoir les Jeux. Ils sont véritablement devenus un projet majeur des gouvernements pour le développement de la jeunesse», indique Michel Dach, secrétaire exécutif du CIJF.

«On a vécu des Jeux avec une qualité, tant artistique que sportive, fort intéressante et un calibre de haut niveau», poursuit M. Dach.

Les 10 jours de compétitions ne se sont toutefois pas déroulés sans problèmes. Parmi les plus importants, on compte la menace de grève des arbitres de la boxe insatisfaits des conditions de logement. M. Leroux aura également lancé une controverse, accusant les Français de ne pas avoir envoyé leurs meilleurs candidats en athlétisme et ainsi, de «snober» les Jeux.

S'ajoutent à cette liste les difficultés d'accès aux sites de compétition pour certains médias et des employés payés à un taux horaire moins élevé que celui promis. Mais rien n'a vraiment menacé le déroulement des activités.

«Ce n'est pas une surprise, il y a toujours des choses à ajuster et c'est normal. Nous avons eu des pépins, et on le reconnaît», admet M. Leroux.

Les prochains Jeux de la Francophonie se tiendront au Niger en 2005, comme le veut la charte des Jeux qui établit que l'événement doit se tenir dans un pays du nord et du sud, en alternance. Ce sera un défi pour le CIJF.

«Peut-être aurons-nous une cérémonie d'ouverture moins grandiose», fait remarquer Michel Dach. Lorsqu'un pays du sud accueille les Jeux, la moitié du budget est défrayée par les pays du nord.

À titre de comparaison, le budget des Jeux d'Ottawa-Hull totalisait 40 millions $, tandis que les Jeux de Madagascar, en 1997, comptaient sur un budget de cinq millions $.

Vous pouvez écouter le reportage de Louis Jean en RealVideo.