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Un groupe obscur revendique le sabotage d'un pylône

LCN

Un groupe qui se nomme Initiative de Résistance Internationaliste, le I-R-I, revendique le sabotage d'un pylône de la ligne électrique Radisson-Nicolet-Des-Cantons perpétré mercredi dernier.

Dans un communiqué expédié aux médias, le groupe précise avoir déposé une charge explosive sur le deuxième pylône au nord du rang 2 à Saint-Herménégilde, en Estrie.

«Par cette opération, y lit-on, nous affichons concrètement notre refus d'être les témoins passifs du saccage et du pillage des ressources au profit de l'empire états-uniens. Nous agissons également contre notre exploitation grossière par Hydro-Québec au bénéfice des entreprises privées, qui profitent de chacune des opportunités que lui procure l'impérialisme.»

La lettre fait référence aux peuples irakien, palestinien et colombien, ainsi qu'aux paysans boliviens, comme des exemples de ceux qui luttent contre l'impérialisme américain.

«Nous refusons, ajoute-t-on dans le communiqué, de laisser aux opposants états-uniens tout le poids qu'implique la lutte contre l'état policier.»

La ligne Radisson-Nicolet-des Cantons, où s'est produit l'incident, sert à l'exportation vers les États-Unis. Le groupe dit s'opposer à la vente d'électricité aux États-Unia, soulignant les hausses successives des comptes d'électricité, le saccage des ressources naturelles et la pollution atmosphérique.

La Sûreté du Québec, qui enquête sur les événements de cette semaine, vient de prendre connaissance de cette revendication.

Le groupe mentionne un code d'identification ainsi que des détails dans le but de prouver qu'il est bien l'auteur du sabotage.

L'action semble avoir été menée au début de la semaine dernière, puisque l'initiative de Résistance Internationaliste reproche aux autorités de l'avoir caché, lors du passage de celui qu'il décrit comme «le dictateur en chef», George Bush, mardi et mercredi. Le Bureau Régional d'Enquête de la SQ ainsi que son unité antiterroriste enquêtent toujours sur ce qui semble être le premier geste d'éclat antimondialisation à avoir été posé au Canada.

L'ex-agent du SCRS Michel Juneau-Katsuya soutient par contre qu'il peut aussi s'agir d'un canular car le groupe qui revendique le geste n'est pas connu.

En vidéo 1, écoutez le reportage de Jean-François Guérin.

En vidéo 2, Pierre Cantin discute de la situation avec Michel Juneau-Katsuya, ex-agent senior du SCRS.