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Thomas Mulcair : on avait tenté de le «faire taire»

Rabaska

(PC) - L'ancien ministre de l'Environnement, le député libéral Thomas Mulcair, a déclaré jeudi qu'on avait tenté de le «faire taire» sur le projet de port méthanier à Lévis et que sa position sur la privatisation du Mont-Orford avait été «la goutte qui a fait déborder le vase».

En entrevue au réseau TVA jeudi, M. Mulcair a soutenu que les dossiers du port méthanier Rabaska, et surtout du parc du Mont-Orford, lui avaient coûté son poste. Il a été démis de ses fonctions à la fin de février par le premier ministre Jean Charest, qui l'a remplacé par Claude Béchard. Depuis, M. Mulcair a dit qu'il n'avait pu reparler à son chef.

«C'est la goutte qui a fait déborder le vase», a-t-il commenté à propos de sa position dans la controverse sur la privatisation du mont situé dans le parc national.

Contrairement à ce que certaines sources gouvernementales avaient indiqué plus tôt en mars, l'ancien ministre soutient n'avoir jamais approuvé le projet. Il a plutôt affirmé qu'il avait partagé «des solutions» avec ses collègues.

«C'est une question de principe, a-t-il assuré. Dans Orford, j'étais plus que prêt à trouver des solutions. Mais j'ai refusé de signer un mémoire au conseil des ministres (pour soumettre le projet).»

Par ailleurs, il a indiqué qu'on avait voulu obtenir son silence dans un autre enjeu litigieux, l'implantation à Lévis d'installations permettant d'accueillir des cargos qui transborderaient leur chargement de méthane, du gaz naturel liquéfié. Mais des visites dans des terminaux similaires à Boston et dans l'État du Maine avaient convaincu M. Mulcair qu'il ne fallait pas réaliser ce projet, en raison de problèmes de sécurité.

«Il y avait de fortes pressions pour que je ne sorte pas ce que je viens de vous dire sur Rabaska (...), a-t-il lancé au journaliste, en faisant référence à ses visites. On m'a fait taire là-dessus.»

Enfin, il a déploré n'avoir pu reparler à son chef depuis son éviction.

«Il n'a pas le temps de me parler, a-t-il expliqué en disant être surpris. C'est très difficile pour moi d'enlever huit ans d'amitié (avec Jean Charest). C'est toujours le chef du parti, et ma loyauté est inébranlable envers le parti».

En vidéo, Paul Larocque s'entretient avec Thomas Mulcair.

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