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Disnat, le «champion» du courtage en ligne

Michel Munger
Argent

Disnat n'est peut-être pas le plus gros courtier à escompte en ligne au pays mais il a été jugé le meilleur.

C'est en effet ce qui ressort de l'étude intitulée 2009 Canadian Discount Brokerage Investor Satisfaction Study, effectuée par la firme de recherche JD Power & Associates.

L'étude faite auprès de vrais clients a donné 723 points sur un maximum de 1000 à Disnat, qui a reçu le prix du courtier à escompte le plus satisfaisant.

JD Power s'est penchée principalement sur les critères suivants: l'interaction, les états de compte, les frais, les outils d'information et le types de comptes offerts.

Frédéric Paquette, vice-président et directeur général, était de passage chez Argent en matinée. Il s'est évidemment réjoui de cette nouvelle, disant que «Disnat a particulièrement bien fait au niveau de son site Web, qui est une grande partie de la catégorie interaction.»

M. Paquette estime que le niveau de satisfaction des clients est lié intimement aux efforts faits par l'entreprise pour répondre à leurs besoins. «On a investi dans les plateformes disponibles pour les clients mais également dans les plateformes d'exploitation pour traiter par exemple les volumes d'appels.»

Les résultats de l'étude semblent tomber à point pour Disnat. Une fois la crise boursière de 2008 passée, les importants rebonds et l'autorisation par les gouvernements des comptes d'épargne libres d'impôt (CELI) ont favorisé les courtiers.

Dans ce contexte, Disnat dit avoir assisté à une croissance de plus de 100% des ouvertures de comptes et de 30 à 35% pour les volumes transactionnels.

La progression du courtage à escompte s'inscrit aussi dans une tendance à long terme. «Il y a déjà des facteurs en place depuis plusieurs années qui aident cette croissance, souligne M. Paquette. Il y a les baby-boomers et leur aisance technologique, l'accès au Web haute vitesse et le prix du courtage en ligne. Ce sont des facteurs structurants. Il y a aussi les fonds négociés en Bourse (ETF) qui contribuent à démocratiser l'investissement.»

C'est sans oublier que l'importance des chutes boursières de l'an dernier a pu stimuler l'appât du gain. «Quand un marché descend de 30, 40 ou 50%, dit-il, il y a des gens qui y voient des occasions. Il y a peut-être des gens qui utilisent la volatilité du marché pour transiger.»

«Il y a aussi les fameux CELI qui sont arrivés, ajoute Frédéric Paquette. Ce n'est pas une étude scientifique mais nous pouvons estimer qu'[ils ont représenté] entre 30 et 35% des nouveaux comptes pour janvier et février. La plupart des gens ont profité de la limite de 5000 $ pour ce type de compte.»