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«Un organigramme tentaculaire»

Réseau de la santé

L'Action démocratique du Québec accuse le gouvernement Charest d'avoir failli à sa promesse et de n'avoir rien fait pour dégraisser le réseau de la Santé depuis qu'il est au pouvoir.

Lors de la période de questions à l'Assemblée nationale, le chef de l'ADQ, Gérard Deltell et le député adéquiste, François Bonnardel, sont revenus à la charge dans ce dossier en rappelant que Jean Charest avait promis de s'attaquer à la taille de l'État en 2003, notamment en abolissant les agences régionales.

Or depuis, rien n'a été fait, dénonce l'ADQ. Pire: le nombre de cadres dans le réseau de la santé a explosé, il a augmenté de plus de 19% entre 2003 et 2008.

Brandissant l'impressionnant organigramme du réseau de la santé présenté par TVA mardi, Gérard Deltell a mis en relief le nombre de dédoublements importants qui existent au sein du ministère: «C'est assez spectaculaire de voir l'état tentaculaire du ministère de la Santé, a déclaré le chef de l'ADQ en dépliant les nombreux feuillets sur lequels se déploie l'organigramme. Si on avait voulu tout mettre les organigrammes qui existent au ministère de la Santé, il y aurait fallu aller jusqu'au Salon rouge...»

Le plus désolant dans tout ça, c'est que «tous ces dédoublements coûtent cher au gouvernement, ajoute M. Deltell; C'est 600 millions de dollars en tout».

Le minstre de la Santé Yves Bolduc n'a pas été impressionné par cette sortie. Il a taxé le discours de son opposant de «sensationnaliste» et rappelé qu'il fallait du monde pour s'occuper d'un secteur aussi important que celui de la santé:

«Ce que le député Deltell a oublié de dire c'est que 300 000 personnes oeuvrent dans le domaine de la santé. C'est le plus gros employeur de tout le Québec avec un budget de 27 milliards de dollars. Vous avez vu le gros carré avec plein de cases qu’a présenté M. Deltell, mais savez-vous combien ça prend de personnes pour gérer tout cas? Seulement 700 personnes», a répliqué le ministre.

M. Bolduc a en outre rappelé que 3,5 millions de personnes avaient été traitées dans les urgences et que 400 000 chirurgies avaient été réaliseés. «Or ça prend des gens pour le faire et des gens pour gérer tout ça, ajoute-t-il. Oui il y a beaucoup de bureaucratie, mais on l'a coupée au cours des années. On est passé de plus de 1000 établissements à 225...»

«Un manque de courage politique»

Malgré la sortie du ministre, le député Bonnardel continue d'accuser Québec de manquer de courage politique dans ce dossier: «Notre grand bâtisseur peut être fier aujourd’hui qu’on se batte plus pour nos structures que pour nos patients. En 2003, vous avez promis de réorganiser les services de santé dans votre discours du Trône (...) On attend toujours...», a déclaré le député de Shefford en chambre.

Mardi, le député adéquiste a reconstitué avec notre reporter Paul Larocque la véritable «toile d'araignée» que constitue l'organisation du réseau de la santé. Il a entre autres révélé qu’il existait un poste de direction pour 70 000 habitants, comparativement à un poste pour 186 000 habitants en Ontario.

L’ADQ trouve particulièrement aberrant que Québec refuse de réduire le nombre de cadres oeuvrant dans le domaine de la santé alors qu’il s’apprête à demander un effort supplémentaire aux contribuables québécois en haussant vraisemblablement les tarifs ou les taxes.

(TVA Nouvelles)

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