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Les francophones gagnent plus que les anglophones

TVA Nouvelles

Argent

Vous faites probablement partie de ceux qui pensent que les anglophones du Québec ont un plus gros revenu que les francophones. Et que ceux-ci sont nés pour «un petit pain»...

Mais ce n'est pourtant pas le cas, avance une étude réalisée pour le compte de l’Association des études canadiennes et du Québec Community Groups Network.

Selon un sondage réalisé par Léger-Marketing, les francophones gagnent près de 2000 $ de plus que les Anglophones par année. Cela défait un mythe tenace, soit celui que ce deuxième groupe touche un salaire plus élevé.

Très peu de francophones sont au courant de cette réalité, alors qu'à peine un demi pour cent des sondés savaient que le revenu médian des francophones dépassent celui de la communauté anglophone.

Plus de revenus

Dans l'ensemble, le revenu des Québécois s'élève à environ 26 400$ contre 24 600$ chez les anglophones, pour un écart de 1800$.

Même chez les résidants de Westmount, les travailleurs francophones gagnent plus que les anglophones: 56 000$ contre 42 000$.

Selon Jack Jedwab, directeur de l’Association des études canadienne, la majorité des gens ne tiennent pas compte de l’ensemble de la réalité de la communauté anglophone qui est de plus en plus diversifiée.

L’immigration joue pour beaucoup

À ses dires, une immigration provenant de l’extérieur de l’Europe – avec un revenu moins important - vient maintenant au Canada et compose la communauté anglophone. Ce nouvel afflux joue donc un rôle très important dans la situation.

«On remarque aussi que les Francophones profitent de plus en plus d’une augmentation de revenus et d’un niveau d’éducation plus important», a-t-il soutenu.

D’après M. Jedwab, des métiers traditionnels détenus par les Francophones comme électricien ou plombier sont maintenant mieux payés qu’auparavant.

M. Jedwab croit qu’il était important de clarifier la situation au moyen de cette étude. «Car cela peut avoir un impact sur les relations entre les différents groupes linguistiques au Québec», a-t-il indiqué.

Le sondage a été mené partout au Québec et pas seulement dans à Montréal, a précisé M. Jedwab.