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Choc à Saint-Jude

Famille engloutie

TVA Nouvelles

La communauté de Saint-Jude et les proches de la famille engloutie dans le glissement de terrain sont sous le choc, au lendemain de la découverte des quatre corps de la famille Préfontaine-Charbonneau.

Le maire de la municipalité, Yves de Bellefeuille, raconte à quel point les habitants de Saint-Jude sont sous le choc. «C'est la désolation, la peur et beaucoup de questions», confie-t-il sur les ondes de LCN au lendemain de la tragédie. «À Saint-Jude, on est tissés serrés, tout le monde se désole».

Par ailleurs, M. de Bellefeuille confirme que les cinq autres familles qui avaient été évacuées de leur résidence puevent réintégrer leur domicile.

L’équipe de sauvetage qui a travaillé d’arrache pied pour localiser les membres de la famille est aussi secouée.

Le chef de division de l'équipe de sauvetage en hauteur et en espace clos de St-Hyacinthe raconte les conditions difficiles, mais aussi les émotions que lui et son équipe ont traversées tout au long de la journée d’hier.

«La journée a été très longue pour le personnel», soutient Jocelyn Demers. Les conditions de travail ont été particulièrement difficiles: «Plus on avançait [dans les recherches], le danger était de plus en plus présent, les heures de travail fatigantes, les émotions prenaient le dessus», confie l’homme.

Malgré cela, les intervenants en sauvetage qui étaient sous sa responsabilité n’ont jamais désespéré. «Nos intervenants sont très professionnels, ils ont gardé le courage», dit-il. Leurs recherches ont été orientées dans «l’espoir de retrouver des survivants».

La catastrophe a toutefois grandement compliqué leurs recherches. Un trou d’un kilomètre de long par 500 mètres de large a laissé dans son sillage boue, argile et débris. En milieu d’après-midi, les secouristes ont entrepris de déconstruire la résidence de la famille à l’aide de machinerie lourde.

Le but était de se rendre au sous-sol, où on croyait que le père Richard Préfontaine, sa femme Line Charbonneau et leurs deux filles, Amélie et Anaïs, se trouvaient.

Vers l’heure du souper, hier, un premier corps a été retrouvé: celui du père.

«Les conditions étaient extrêmes: il fallait avancer pouce par pouce pour réussir à se rendre aux individus. Le sous-sol était complètement rempli de débris et de terre», explique M. Demers. Les secouristes devaient dégager le sou-sol de ses débris avant de pouvoir atteindre les trois autres disparus, dont les corps inanimés ont été retrouvés vers 20h.

La petite famille était vraisemblablement en train d’écouter le match de hockey dans son sous-sol lundi soir lorsque le glissement de terrain s’est produit.

(TVA Nouvelles)

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