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Une plante qui provoque bien des réactions

Berce du Caucase

LCN

C’est une plante très jolie, mais gare à celui qui essayera de la couper! La berce du Caucase sait se défendre et plusieurs l’ont appris à leurs dépens cet été. La sève de cette herbacée peut provoquer des réactions cutanées assez sévères.

Parlez-en à Karine Gagnon, de La Prairie. Elle a tenté d’arracher la plante qui poussait dans son jardin. Mme Gagnon portait des gants, mais la sève a été en contact avec d’autres parties de son corps.

Selon le Jardin botanique de Montréal, les symptômes ne sont pas toujours instantanés. Ils peuvent apparaître jusqu’à 48 heures plus tard puisque la berce du Caucase contient des toxines qui sont activées par la lumière et rendent la peau très sensible au soleil. «Le contact avec la plante, surtout la sève, suivi d’une exposition au soleil peut provoquer des irritations, des brûlures, des ampoules et des lésions parfois graves, et il peut subsister une pigmentation brune ou des cicatrices même après la guérison».

Comment reconnaître la berce du Caucase?

Certaines pépinières ou centres jardin ont déjà vendu cette espèce exotique qui est plutôt décorative. Elle serait donc arrivée au Québec pour des raisons horticoles

il y a environ vingt ans. Aujourd’hui, on la retrouve davantage dans les milieux humides comme les fossés, près des chemins de fer ou le long des berges des cours d’eau. On peut aussi la retrouver dans les prés, les champs et les terrains vagues.

Elle fait partie de la famille de la carotte, du persil et de l’aneth, mais la berce du Caucase est beaucoup plus imposante. Elle peut mesurer jusqu’à cinq mètres de hauteur et elle est particulièrement envahissante. «Certains plants peuvent facilement produire 20 000 graines», selon le Jardin botanique de Montréal, alors ils se dispersent rapidement.

Attention, vous pouvez la confondre avec la berce laineuse (photo ci-dessus) qui ressemble beaucoup à la berce du Caucase, mais qui est non toxique et plus petite. Ses feuilles dentelées peuvent atteindre jusqu’à un mètre de diamètre et des taches pourpres sont visibles sur les tiges.

Comment l’arracher en toute sécurité?

Le ministère du Développement durable, de l’Environnement et Parcs affirme que «l’arrachement manuel ou mécanique est possible, mais doit être fait en prenant des mesures de protection adéquates, car il comporte un risque élevé d’exposition».

Afin de limiter l’exposition à la sève toxique, il est conseillé de porter des gants, des vêtements longs, ainsi que des lunettes pour protéger nos yeux. Le ministère ajoute qu’il est préférable d’utiliser un couteau pour couper les tiges plutôt qu’une pelle ronde. Ensuite, n’oubliez pas de nettoyer comme il faut vos outils.

«D’une manière générale, pour se débarrasser des plants coupés, il faut les sécher en les plaçant dans des sacs en plastique robustes et hermétiques exposés au soleil pendant un minimum d’une semaine», peut-on lire sur le site Internet du ministère.

Quoi faire à la suite d’une réaction cutanée et comment signaler la présence de la plante?

Pour signaler la présence de la berce du Caucase, vous pouvez communiquer avec votre municipalité ou le Centre d’information du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs au 1-800-561-1616.

Si vous avez été en contact avec celle-ci, il est conseillé de nettoyer la région touchée avec un savon très doux. Rolf Wesche, un résidant de La Pêche, nous indique qu’il a utilisé du savon à vaisselle qu’il a par la suite rincé abondamment. Comme les réactions cutanées sont aussi provoquées suite à une exposition au soleil, il est préférable d’éviter d’exposer les régions touchées pendant un certain temps. Si vous avez d’autres questions, contactez la ligne INFO SANTÉ au 8-1-1.

(TVA Nouvelles)


Photo: Marie-Claude Bolduc, Québec


Photo: Karine Gagnon, La Prairie


Photo: Rolf Wesche, La Pêche